Principaux renseignements
- Le gouvernement souhaite réduire le budget de 10 milliards d’euros en réalisant des économies et en générant des recettes supplémentaires.
- Les partis d’opposition PS et PTB – PVDA souhaitent générer davantage de recettes afin de financer les besoins sociaux et environnementaux.
- Les détracteurs s’unissent pour réclamer une réduction des subventions aux entreprises et une augmentation de l’impôt sur la fortune.
Alors que le gouvernement fédéral reprend ses travaux cette semaine, la priorité sera donnée à la tâche cruciale de l’équilibre budgétaire.
10 milliards d’euros
Le gouvernement-De Wever cherche actuellement à dégager 10 milliards d’euros d’ici 2029, avec des négociations intensives et des réunions ministérielles prévues de septembre à mi-octobre.
Si les cinq partis de la majorité — N-VA, MR, Les Engagés, cd&v et Vooruit — négocieront leurs propres priorités, ils devraient débattre de mesures telles que l’augmentation de la TVA, la réforme du statut BIM, la hausse des tickets modérateurs et la mise en place d’impôts sur la fortune.
L’opposition réclame davantage de recettes
Dans le même temps, les partis d’opposition ont présenté des stratégies alternatives qui s’écartent souvent considérablement de l’approche du gouvernement. Le Soir a rassemblé les propositions des partis francophones.
Le PS et le PTB estiment tous deux que l’État doit générer au moins 17 milliards d’euros. Pour le PS, l’objectif est d’augmenter les salaires et de redistribuer la richesse, en faisant valoir que la Belgique souffre davantage d’un manque de recettes que de dépenses excessives. De même, le PTB insiste sur la nécessité d’utiliser ces fonds pour équilibrer le budget tout en finançant des investissements sociaux et environnementaux essentiels.
Perspectives budgétaires alternatives
D’autres groupes d’opposition proposent des perspectives différentes en matière de gestion budgétaire. Ecolo identifie 9 milliards d’euros d’économies potentielles, critiquant un système où les travailleurs supportent le poids de la fiscalité tandis que les plus riches profitent de niches fiscales ; le parti propose d’allouer 6,5 milliards d’euros à la lutte contre le changement climatique. DéFI, tout en adhérant à l’objectif de 10 milliards d’euros fixé par le gouvernement, prône une « troisième voie ». Plutôt que d’augmenter les impôts ou de réduire les services publics, le parti suggère d’améliorer l’efficacité du recouvrement et de la gestion des recettes publiques afin de mobiliser les fonds existants.
Points communs
Malgré des montants globaux différents, ces quatre partis d’opposition francophones partagent plusieurs recommandations communes. Leurs principales propositions consistent notamment à augmenter les impôts des plus riches, à réduire les dépenses militaires et à diminuer les subventions accordées aux entreprises. (fc)
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