Scott Bessent annonce des sanctions hebdomadaires pour accroître la pression financière sur l’Iran


Principaux renseignements

  • Le Trésor américain mettra en place des sanctions secondaires hebdomadaires afin de paralyser l’économie iranienne.
  • Les institutions financières risquent d’être totalement exclues du réseau du dollar si elles hébergent des actifs iraniens.
  • Les dirigeants mondiaux doivent choisir entre s’associer aux États-Unis ou à l’Iran.

Scott Bessent, secrétaire au Trésor américain, a récemment déclaré à Reuters que les États-Unis avaient l’intention de mettre en place une série de sanctions secondaires hebdomadaires afin d’intensifier la pression économique sur l’Iran.

Cette approche stratégique, baptisée Opération Economic Outcast, visera dans un premier temps les établissements bancaires afin de les dissuader de faciliter les opérations financières du régime iranien.

Cibler les réseaux bancaires mondiaux

À la suite des sanctions prononcées vendredi contre les succursales de la Banque Misr aux Émirats arabes unis pour des liens présumés avec l’Iran, Bessent a laissé entendre que les mesures à venir pourraient inclure l’interdiction totale pour certaines entités d’accéder au réseau financier en dollars américains.

S’exprimant devant un rassemblement des ministres des Finances du G20, il a souligné que les mesures deviendraient fréquentes afin de garantir que les institutions financières comprennent qu’il est inacceptable d’héberger des actifs iraniens.

« Un choix binaire pour les pays du G20 »

Le secrétaire au Trésor prévoit d’avertir les gouverneurs des banques centrales et les ministres des Finances du G20 que le maintien de relations économiques avec l’Iran entraînera des sanctions secondaires. Bessent a insisté sur un blocage total des fuites financières, présentant la situation comme un choix binaire entre soutenir les États-Unis ou le gouvernement iranien.

Rôle de la Chine

Malgré les affirmations de certains détracteurs selon lesquelles ces efforts ne peuvent être efficaces qu’avec la participation des entreprises chinoises, Bessent a écarté ces préoccupations.

Il a fait valoir que le blocus américain des ports iraniens avait déjà considérablement restreint l’acquisition de pétrole iranien par la Chine, soulignant que, les stocks disponibles à bord des pétroliers diminuant, la question avait été gérée de manière efficace.

(at)

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