Principaux renseignements
- La Corée du Nord condamne la vente de missiles AIM-9X par les États-Unis à la Corée du Sud, qu’elle qualifie de provocation directe.
- Washington maintient son soutien militaire malgré les frustrations du président Trump concernant les coûts des exercices conjoints.
- Pyongyang menace de riposter avec force contre la poursuite des activités de collecte de renseignements et des transferts d’armes.
La Corée du Nord a lancé un avertissement sévère après que Washington a autorisé la vente à Séoul de missiles AIM-9X Sidewinder et d’équipements connexes d’une valeur de 125 millions de dollars (107 millions d’euros).
Selon un communiqué du ministère nord-coréen des Affaires étrangères, publié le 27 août par l’Agence centrale de presse coréenne, la République populaire démocratique de Corée considère ce transfert d’armes comme une provocation directe et une nouvelle menace pour sa sécurité nationale.
Capacités techniques
Les missiles en question sont des missiles de combat aérien à courte portée équipés de chercheurs infrarouges. Ils peuvent parcourir 35 kilomètres à des vitesses pouvant atteindre Mach 2,5.
Bien que la Corée du Sud utilise cette technologie depuis 2011, la Corée du Nord affirme que la livraison continue de telles armes confirme l’hostilité persistante des États-Unis à l’égard du régime.
Signaux contradictoires en provenance des États-Unis
Ces tensions s’inscrivent dans un contexte de signaux contradictoires émanant de la Maison Blanche. Tout en approuvant la vente d’armes, le président Donald Trump a fait part de sa frustration face au coût élevé et au caractère provocateur des exercices militaires conjoints entre les forces américaines et sud-coréennes.
Malgré ses liens amicaux avec Kim Jong-un, Trump a simplement choisi de limiter l’ampleur de ces exercices plutôt que de les supprimer complètement.
Frictions autour du renseignement
Au-delà du matériel militaire, la Corée du Nord a également dénoncé le soutien financier américain à la collecte de renseignements et à la surveillance des violations des droits de l’homme sur son territoire. Pyongyang affirme que ces activités constituent des tentatives délibérées de saper sa stabilité sociale interne.
Escalade
En réponse à ces développements, le gouvernement nord-coréen s’est engagé à riposter rapidement et avec force à tout comportement hostile de la part des États-Unis ou de leurs partenaires. Alors que les États-Unis et Séoul qualifient leurs exercices conjoints d’entraînements de routine, Pyongyang continue de les interpréter comme des répétitions en vue d’une invasion, ce qui contribue à l’instabilité accrue qui caractérise actuellement les relations entre les trois nations. (lv)
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