Principaux renseignements
- L’Iran et Oman négocient actuellement un accord maritime visant à interdire la présence de navires de guerre dans le détroit d’Ormuz.
Les dirigeants américains s’opposent à ce projet et menacent Oman de mesures militaires.
L’instabilité économique liée au conflit a paralysé le commerce iranien et réduit considérablement les déplacements dans la région.
L’Iran et Oman négocient actuellement un accord-cadre maritime visant à réglementer le détroit d’Ormuz, qui interdirait spécifiquement le passage des navires de guerre.
Reprise des échanges commerciaux
Selon le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi, l’accord proposé vise principalement à rétablir le trafic commercial sur cette voie navigable essentielle, qui est restée pratiquement inactive pendant près de six mois en raison des hostilités en cours.
Dans le cadre de ce plan provisoire, les cargos entrants transiteraient par le territoire iranien, tandis que les navires sortants emprunteraient une route partagée entre Oman et l’Iran. Les deux pays ont l’intention de finaliser une stratégie de circulation durable d’ici les deux prochains mois.
Opposition américaine
Cet effort diplomatique s’est heurté à une forte opposition de la part des États-Unis. Le président Donald Trump a exprimé son désaccord quant à la gestion conjointe de la voie de sortie et a critiqué Oman pour s’être montré trop conciliant lors des négociations.
L’administration américaine est particulièrement mécontente du projet d’Oman visant à mettre en place des redevances volontaires pour la sécurité et la préservation de l’environnement. Les tensions se sont intensifiées lorsque Trump a averti que les États-Unis pourraient prendre des mesures militaires contre Oman si ce dernier venait à entraver les intérêts américains.
(Absence de) négociations
Concernant le conflit dans son ensemble, le président Trump a déclaré lors d’une interview accordée à Al Jazeera qu’il n’était pas pressé de reprendre les négociations, affirmant que les États-Unis remportaient une victoire significative.
Il a également émis l’hypothèse que l’actuel Guide suprême iranien, l’ayatollah Motjaba Khamenei – qui a pris le pouvoir après la mort de son père au début de la guerre – souffrait toujours de blessures graves suite aux premières attaques, ce qui expliquerait son absence de la scène publique.
Conséquences économiques régionales
L’impact régional de la guerre a été sévère, paralysant l’économie iranienne et entravant les échanges commerciaux à travers le Moyen-Orient en faisant grimper les prix du transport maritime et de l’énergie.
L’aéroport international de Dubaï a signalé une baisse significative de son activité, le nombre de passagers pour le premier semestre 2026 ayant chuté de plus de 31 pour cent par rapport à l’année précédente. Malgré cela, le PDG Paul Griffiths a constaté une reprise progressive du nombre mensuel de passagers et s’attend à ce que les opérations reviennent bientôt à la normale.
L’Iran fait appel aux Nations unies
Dans le même temps, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a lancé un appel aux Nations unies pour qu’elles dénoncent les récentes sanctions économiques américaines.
Araghchi a fait valoir que les restrictions financières imposées par le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, constituent une attaque délibérée contre la population iranienne en bloquant l’accès aux médicaments, à la nourriture et à l’énergie indispensables.
(at)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

