Principaux renseignements
- Quatre pays européens condamnent le projet israélien E1, qu’ils considèrent comme une menace pour la solution à deux États
- Au regard du droit international, ces extensions territoriales sont illégales et inacceptables.
- Le Royaume-Uni met en garde contre d’éventuelles sanctions à l’encontre des personnes soutenant les activités de colonisation illégales.
Quatre grands pays européens – l’Allemagne, la France, l’Italie et le Royaume-Uni – ont intensifié leur opposition à un vaste projet de colonisation israélien en Cisjordanie occupée. Dans une déclaration commune, ces pays ont qualifié le projet d’extension E1 d’« inacceptable » et ont affirmé qu’il compromettait la possibilité d’une solution à deux États en morcelant la Cisjordanie et en perturbant l’unité territoriale des territoires palestiniens.
Objections juridiques
Ce projet spécifique, approuvé par Israël il y a un an, vise à creuser davantage le fossé entre la Cisjordanie et Jérusalem-Est, une zone annexée par Israël mais principalement peuplée de Palestiniens.
La déclaration commune souligne que la communauté internationale a systématiquement condamné de telles extensions, tant par la voie officielle que lors de discussions informelles. Les quatre gouvernements ont réaffirmé que ces colonies sont illégales au regard du droit international et des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies.
Agitation régionale
La coalition a averti que de telles actions non seulement entravent le processus de paix, mais nuisent également à la réputation internationale d’Israël. Selon elle, cette décision est particulièrement préoccupante, surtout au vu de l’agitation qui règne actuellement dans la région. Les colons y recourent à une violence extrême et les Palestiniens sont confrontés à de sévères restrictions économiques.
En conséquence, ces pays ont appelé à un abandon immédiat de ces projets et ont averti les entreprises commerciales que participer aux appels d’offres pour la construction de ce projet pourrait constituer une grave violation des normes juridiques internationales.
Indignation internationale
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est également prononcé contre ce projet. Il a qualifié le plan E1 de « menace existentielle » pour la création d’un État palestinien viable. Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prevot, a lui aussi condamné ces appels d’offres, les qualifiant de coup porté au principe de la solution à deux États.
Le ministre britannique des Affaires étrangères, Ed Miliband, a abordé la question directement avec son homologue israélien, Gideon Saar, après avoir convoqué le chargé d’affaires israélien. Le gouvernement britannique a par ailleurs indiqué qu’il prendrait prochainement un large éventail de mesures, y compris éventuellement des sanctions à l’encontre des personnes impliquées dans des activités de colonisation illégales.
Restrictions sévères pour les Palestiniens
La Cisjordanie, qui abrite environ trois millions de Palestiniens et quelque 500 000 colons israéliens, est soumise à des contrôles stricts des déplacements. Les Palestiniens doivent obtenir des autorisations officielles pour franchir les postes de contrôle lorsqu’ils entrent en Israël ou à Jérusalem-Est.
Cette récente vague d’indignation fait suite à un événement antérieur au cours duquel 21 pays, dont la France et le Royaume-Uni, avaient condamné l’approbation du projet E1, la qualifiant de violation du droit international. (lv)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

