D’anciens responsables européens réclament la fin de l’expansion des colonies israéliennes


Principaux renseignements

  • 500 anciens responsables européens exigent l’arrêt immédiat de l’expansion des colonies israéliennes illégales.
  • Le projet E1 menace de compromettre la viabilité d’une solution à deux États.
  • Les sanctions proposées viseraient à sanctionner les organisations qui soutiennent l’expansion des colonies et à interdire le commerce avec ces dernières.

Un groupe d’environ 500 anciens ministres, diplomates et représentants gouvernementaux européens a lancé un appel urgent à l’Union européenne et à ses États membres pour qu’ils s’opposent à l’expansion illégale des colonies israéliennes en Cisjordanie.

Dans une lettre ouverte, rapportée par l’agence de presse Belga, les signataires ont exprimé leur profonde inquiétude concernant un projet de développement spécifique à proximité de Jérusalem. Selon eux, celui-ci pourrait compromettre la viabilité d’une solution à deux États.

Projet E1

Parmi les signataires du document figurent d’anciens chefs de gouvernement français, belges, italiens et suédois, notamment Alain Juppé, Dominique de Villepin, Yves Leterme, Massimo D’Alema et Stefan Löfven.

Ils ont notamment mis l’accent sur le projet d’implantation E1, qui prévoit la construction de plus de 1 200 logements, et ont affirmé qu’une telle mesure diviserait la Cisjordanie en deux et isolerait Jérusalem-Est des territoires palestiniens environnants.

Critiques à l’égard de la passivité européenne

Les signataires de la lettre ont affirmé que la création de deux États indépendants restait la seule voie viable pour mettre fin au conflit. Ils ont condamné l’UE pour son inaction perçue et son incapacité à faire respecter les normes juridiques internationales, soulignant que l’Union n’avait mis en place aucune mesure dissuasive pour empêcher l’annexion de territoires.

En outre, le groupe a exprimé sa déception envers l’Italie et l’Allemagne pour leur réticence à imposer des sanctions.

Sanctions économiques proposées

Pour remédier à ces problèmes, les anciens responsables ont recommandé à la Commission européenne d’adopter une législation visant à sanctionner les prestataires de services et les institutions financières qui soutiennent le projet E1 et d’autres colonies illégales. Ils ont également plaidé en faveur d’une interdiction totale du commerce avec les colonies israéliennes situées dans les territoires palestiniens occupés.

L’UE débat de sa position vis-à-vis d’Israël

Ces demandes interviennent alors que les dirigeants de l’UE se préparent à un sommet à Bruxelles les 15 et 16 octobre pour discuter de la stabilité au Moyen-Orient.

Dans le même temps, la pression s’intensifie pour que la coopération entre l’UE et Israël soit suspendue en raison de l’action militaire d’Israël dans la région et de sa politique dans les territoires occupés. (lv)

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