Principaux renseignements
- Le nombre de personnes exerçant un « flexi-job » a augmenté de 23 pour cent en juillet par rapport à l’année dernière, alors que de plus en plus de secteurs ont recours à ce type d’emploi.
- Les postes dans le secteur de la sécurité ont connu un pic cet été pour répondre à la forte demande liée aux festivals.
- Les détracteurs craignent que les emplois bénéficiant d’avantages fiscaux ne cannibalisent l’emploi traditionnel à temps plein.
L’offre de « flexi-jobs » s’est élargie, ce qui a entraîné une hausse de leur popularité dans divers secteurs. Le nombre total de personnes ayant recours à ces contrats de travail complémentaires a augmenté de 23 pour cent par rapport à l’année dernière, si l’on compare juillet 2026 à juillet 2025. C’est ce qu’indique VRT NWS sur la base des données fournies par SD Worx.
Si la grande majorité – plus de 90 pour cent – de ces postes se concentre toujours dans des secteurs traditionnels tels que le commerce de détail, la restauration et les services alimentaires, environ 10 pour cent de cette croissance provient désormais de secteurs nouvellement éligibles.
Effet d’été dans le secteur de la sécurité
Le secteur de la sécurité et de la surveillance a connu une hausse particulièrement marquée de son activité. En moyenne, les travailleurs flexibles de ce secteur ont travaillé près de 60 heures ce mois-ci (juillet), ce qui équivaut à environ une semaine de travail à temps plein.
Selon Steven Rosseel, responsable sectoriel chez SD Worx, ce pic s’explique par la saison estivale des festivals, qui entraîne temporairement une hausse de la demande en personnel de sécurité. Il s’attend à ce que ces chiffres baissent une fois la saison des festivals terminée.
Lacunes en matière de soins de santé
D’autres secteurs, notamment la production chimique, les services de nettoyage et l’ingénierie électrique ou mécanique, connaissent également une croissance. La plupart de ces postes sont axés sur la logistique ou le soutien administratif plutôt que sur des tâches dangereuses.
En revanche, le secteur de la santé a connu une croissance plus lente que prévu. Cela s’explique probablement par la difficulté persistante à trouver du personnel disponible pour des postes de soutien au sein des établissements médicaux.
Le débat politique et social
Malgré leur popularité, les emplois flexibles restent un sujet de débat politique et social. Certains détracteurs, notamment certains syndicats et responsables gouvernementaux, craignent que ces contrats ne remplacent l’emploi traditionnel à temps plein et n’alourdissent la charge pesant sur la sécurité sociale.
Le ministre des Finances, Jan Jambon (N-VA), a suggéré d’évaluer si ce système « cannibalise » les emplois classiques. Cependant, ce modèle offre des avantages évidents : les employeurs bénéficient de coûts de main-d’œuvre réduits et d’une plus grande flexibilité dans l’organisation des horaires, tandis que les travailleurs perçoivent leur rémunération presque entièrement exonérée d’impôt.
(at)
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