Le ministre Maxime Prévot réaffirme son soutien à l’Ukraine, mais reste prudent concernant les actifs russes


Principaux renseignements

  • La Belgique reste fermement solidaire de l’Ukraine malgré son refus de saisir les avoirs russes gelés.
  • L’Ukraine cherche à lever 600 milliards d’euros pour reconstruire ses infrastructures nationales essentielles.
  • Des risques juridiques empêchent le déblocage de ces avoirs, ce qui a conduit à la mise en place d’un prêt de l’UE de 90 milliards d’euros à la place.

Lors d’une récente visite diplomatique à Kiev, le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot (Les Engagés), a réaffirmé la solidarité de la Belgique avec l’Ukraine tout en adoptant une position prudente concernant la saisie des avoirs russes gelés.

Appel de l’Ukraine en faveur de la libération des avoirs

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Adriy Sybiha, a reconnu le rôle influent de la Belgique et a remercié le pays pour son aide. Cependant, Sybiha a explicitement demandé la libération d’environ 200 milliards d’euros d’avoirs russes, arguant qu’une telle mesure se justifie compte tenu de l’immense destruction des infrastructures ukrainiennes et des lourdes pertes humaines.

Il a présenté l’Ukraine comme un rempart protecteur pour le reste de l’Europe et a souligné que le coût total de la reconstruction nationale est estimé à 600 milliards d’euros.

Alternatives de l’UE 

La question de ces fonds avait déjà fait l’objet de délibérations au sein de l’Union européenne, mais le Premier ministre Bart De Wever (N-VA) avait bloqué la proposition, craignant que la Belgique ne soit exposée de manière disproportionnée à de lourdes responsabilités juridiques et financières. En conséquence, l’UE a choisi d’accorder à l’Ukraine un prêt de 90 milliards d’euros à la place.

Prudence dans la gestion des risques

Lors de ses entretiens à Kiev, Prévot a réitéré cette position, précisant que les hésitations de la Belgique relevaient de la gestion des risques plutôt que d’un manque de principes. Il a déclaré qu’à moins qu’un cadre juridiquement sûr ne soit mis en place pour atténuer les dangers, la Belgique maintiendrait son approche prudente.

Le ministre a souligné que cette prudence ne devait pas être interprétée à tort comme un manque de volonté d’aider l’Ukraine ou comme un geste de soutien à la Fédération de Russie. Bien que Prévot s’attende à ce que l’UE rouvre le débat sur ces actifs, il a averti que les risques inhérents restaient sans solution.

(at)

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