Principaux renseignements
- L’économie japonaise a progressé de 1,1 pour cent en rythme annualisé pour le troisième trimestre consécutif.
- La demande intérieure, déjà fragile, s’est affaiblie, les dépenses privées ayant reculé pour la première fois en deux ans.
- Les investissements des entreprises ont chuté en raison de la baisse des achats de logiciels et d’une mauvaise anticipation des tendances de consommation.
Pour le troisième trimestre consécutif, l’économie japonaise a progressé, affichant une croissance en glissement annuel de 1,1 pour cent entre avril et juin. Selon les données publiées lundi par le Bureau du Cabinet japonais, le PIB corrigé de l’inflation a augmenté de 0,3 pour cent par rapport au trimestre précédent. Ce trimestre a été le premier à refléter pleinement les répercussions économiques du conflit en Iran, qui a fait grimper les coûts de l’énergie.
Demande intérieure fragile
Bien que les dépenses publiques aient soutenu les chiffres globaux, la demande intérieure est restée fragile. Les dépenses privées ont enregistré une baisse marginale de 0,02 pour cent, la première contraction en deux ans. La consommation privée représentant plus de la moitié de l’activité économique du pays, ce recul constitue un signe inquiétant. Les responsables ont attribué cette baisse à un nouveau programme d’aides de l’État destiné à financer les repas scolaires et les frais de scolarité dans les établissements secondaires. Le besoin de dépenses personnelles dans ces domaines s’en est trouvé réduit. De plus, une hausse de la taxe sur les produits du tabac, mise en place en avril, a encore freiné la propension à consommer des consommateurs.
Recul du secteur des entreprises
D’autres secteurs ont également connu des difficultés. Les dépenses des entreprises ont baissé de 1,2 pour cent par rapport au premier trimestre, en grande partie en raison d’un recul des achats de logiciels. De plus, les hausses attendues des achats de climatiseurs, motivées par les nouvelles normes énergétiques, et d’automobiles, suite à l’expiration d’une taxe environnementale, ne se sont pas concrétisées comme prévu.
Commerce et tensions mondiales
Sur le plan commercial, les exportations ont progressé de 0,5 pour cent. À l’inverse, les importations ont diminué de 1,5 pour cent, en raison de la perturbation des livraisons de pétrole brut causée par la fermeture du détroit d’Ormuz dans un contexte de tensions au Moyen-Orient. (ev)
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