Principaux renseignements
- Au cours des sept premiers mois de l’année, Frontex a enregistré une baisse de 37 pour cent du nombre de franchissements illégaux des frontières de l’UE.
- Les flux migratoires se sont réorientés vers la route maritime occidentale vers l’Espagne.
L’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, Frontex, a signalé une forte baisse du nombre d’entrées illégales dans l’Union européenne au cours des sept premiers mois de l’année, avec une diminution de 37 pour cent du nombre de détections aux frontières. Selon cette organisation basée à Varsovie, environ 61 000 franchissements illégaux de frontières ont eu lieu au cours de cette période.
Crise à Ceuta
Ces statistiques provisoires ne tiennent toutefois pas compte de la situation instable qui règne dans l’enclave espagnole de Ceuta. Les autorités espagnoles estiment qu’environ 80 000 personnes ont tenté simultanément d’entrer sur le territoire, tandis que les responsables marocains ont fait état de 40 000 arrivées. Cet événement chaotique a fait 83 morts et a relancé les débats sur les obligations de l’Espagne et la sécurité des frontières extérieures de l’UE.
Évolution des routes migratoires
Selon Frontex, la Méditerranée reste le principal corridor emprunté par les personnes qui tentent d’entrer dans l’UE par voie maritime. Les itinéraires reliant la Turquie à la Grèce, ainsi que la Tunisie et la Libye à Malte et à l’Italie, ont représenté à eux deux 60 pour cent de l’ensemble des arrivées illégales enregistrées. Une baisse notable de l’activité a été observée sur ces deux itinéraires. En revanche, la route maritime occidentale vers l’Espagne a connu une hausse de 37 pour cent du nombre de traversées. (ev)
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