Principaux renseignements
- La Hongrie construit un barrage sur le Danube pour sauver sa seule centrale nucléaire.
- De graves sécheresses ont paralysé la production d’électricité en mettant hors service la plupart des turbines de la centrale.
- Des militaires installeront un barrage en pierre permanent d’ici un mois.
Afin d’assurer la continuité de l’exploitation de la centrale nucléaire de Paks en cas de sécheresse sévère, le gouvernement hongrois construit d’urgence un barrage sur le Danube. S’exprimant à Paks, situé à 100 kilomètres au sud de Budapest, le Premier ministre Péter Magyar a annoncé le lancement d’un projet de barrage bas destiné à élever de manière permanente le niveau des eaux du fleuve.
Pénurie d’eau
La canicule et le manque de pluie qui touchent les principaux cours d’eau européens, notamment le Rhin et le Danube, ont gravement affecté la production d’énergie. À la seule centrale nucléaire de Hongrie, six des huit turbines ont déjà cessé de fonctionner.
La centrale, qui fournit habituellement plus d’un tiers de l’électricité du pays, a récemment frôlé la panne totale. La survie de la dernière turbine en service ne dépendait que d’une fluctuation du niveau d’eau de quelques millimètres seulement.
Tendances régionales à travers l’Europe
Les tendances régionales soulignent la gravité de la crise : les autorités roumaines ont récemment mis hors service un deuxième réacteur de la centrale de Cernavodă en raison d’un manque d’eau de refroidissement, après un arrêt similaire de son premier bloc en juillet.
La solution technique
La solution hongroise repose sur une approche en deux phases. Dans un premier temps, deux barges de 80 mètres seront positionnées en travers du fleuve et coulées intentionnellement afin de créer un barrage provisoire. Cette opération sera suivie de la construction d’un barrage permanent à l’aide d’environ 185 000 mètres cubes de pierres.
Le Premier ministre Magyar a déclaré que le personnel militaire travaillait sans relâche pour achever le projet en l’espace d’un mois. Cette opération, dont le coût est estimé à 6 milliards de forints (16,5 millions d’euros), vise à faire monter le niveau d’eau de 1,2 mètre au niveau de la prise d’eau de refroidissement de la centrale.
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