Une sécheresse extrême provoque l’arrêt complet de la seule centrale nucléaire de Roumanie


Principaux renseignements

  • Les niveaux d’eau historiquement bas du Danube ont contraint à l’arrêt complet de la seule centrale nucléaire roumaine.
  • Les autorités importent de l’électricité et misent sur l’énergie éolienne pour éviter une panne générale.
  • Le changement climatique entraîne des sécheresses plus fréquentes et plus extrêmes, ce qui met également à mal la stabilité énergétique future.

En raison d’une baisse sans précédent du niveau des eaux du Danube, la Roumanie a été contrainte de mettre hors service sa seule centrale nucléaire. Nuclearelectrica, la société énergétique publique, a procédé à l’arrêt contrôlé de la deuxième tranche de la centrale de Cernavoda aujourd’hui. Cette mesure fait suite à la fermeture du premier réacteur le mois dernier

Mesures d’urgence 

La centrale de Cernavoda couvre habituellement environ 20 pour cent des besoins en électricité de la Roumanie. Pour éviter cette panne totale, les autorités ont dépensé plus de 2 millions d’euros en mesures d’urgence, notamment le dynamitage de formations rocheuses et l’immersion de barges chargées de pierres afin de rediriger le courant de la rivière. Malgré ces efforts, la pénurie d’eau est devenue trop grave pour permettre le maintien de l’exploitation.

C’est la première fois que la centrale est complètement à l’arrêt depuis une sécheresse similaire survenue en 2003.

Stabilité du réseau et énergies alternatives

Afin de maintenir le réseau électrique national, le ministère de l’Énergie prévoit de s’appuyer sur les importations d’électricité et l’énergie éolienne. Les responsables ont également exhorté la population à faire attention à sa consommation d’énergie pendant cette période.

Changement climatique 

Les données environnementales soulignent la gravité de la crise. Selon l’observatoire climatique Copernicus, près des deux tiers du Danube ont enregistré en juillet leurs débits les plus bas depuis plus de trois décennies.

Les scientifiques du groupe World Weather Attribution suggèrent que ces vagues de chaleur extrêmes et ce manque de précipitations sont exacerbés par le changement climatique d’origine humaine, et avertissent que de telles perturbations écologiques risquent de se multiplier.

(at)

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