Trump souhaite que les porte-avions américains reviennent aux anciens systèmes de catapultes en raison de problèmes rencontrés avec la classe Ford


Principaux renseignements

  • La Marine américaine autorisera désormais la construction à l’étranger de certains navires afin de pallier les pénuries au sein de la flotte.
  • Le président américain Donald Trump a ordonné le retour aux catapultes à vapeur sur les porte-avions américains.
  • De nouvelles directives exigent la création d’un cinquième chantier naval afin d’accélérer les réparations des porte-avions et des sous-marins.

Le président américain Donald Trump a publié une note de service relative à la sécurité nationale qui introduit des changements importants en matière de marchés publics maritimes et de technologie. L’une des principales dispositions de ce mémorandum concerne la décision d’autoriser, pour la première fois depuis des décennies, la construction de navires destinés à la marine américaine dans des installations étrangères.

Cette politique permet aux entreprises étrangères ayant réalisé des investissements durables dans des chantiers navals américains de construire jusqu’à deux navires dans leurs ports d’attache. L’armée américaine entend ainsi remédier à la pénurie aiguë de navires au sein de sa flotte. Ce changement intervient alors que le groupe sud-coréen Hanwha a manifesté son intérêt pour le rachat des activités américaines du constructeur naval australien Austal pour environ 1,2 milliard de dollars (1 milliard d’euros).

Retour à la propulsion à vapeur

Par ailleurs, le président a donné l’ordre de revenir aux catapultes à vapeur traditionnelles pour le lancement des avions. Rejetant ainsi le système plus moderne EMALS (Electromagnetic Aircraft Launch System). Cette transition aura surtout des répercussions sur le Doris Miller, le quatrième porte-avions de la classe Gerald R. Ford. Trump a exprimé sa vive désapprobation à l’égard de la technologie EMALS. Il la qualifie de système trop complexe et inefficace, qui a coûté des milliards de plus que son prédécesseur.

Implications financières et techniques

Cette mesure annule une décision prise en 2009. Cette décision reposait sur la conviction que les systèmes électriques réduiraient les besoins en maintenance, diminueraient les coûts à long terme et limiteraient l’usure des avions à réaction. L’USS Gerald R. Ford a effectué avec succès plus de 36 000 lancements à l’aide du système EMALS. Le retour à la vapeur devrait coûter des centaines de millions de dollars aux contribuables. General Atomics, le développeur du système électromagnétique, a insisté pour que cette décision soit réexaminée et a averti que la modification des plans en cours de production comportait des risques financiers et de planification considérables.

Développement des infrastructures navales

De plus, la note de service prévoit la création d’un cinquième chantier naval. Cette extension vise à renforcer la capacité de l’armée à réparer les porte-avions et les sous-marins. Alors que la Maison Blanche gère ces directives, Huntington Ingalls, le principal constructeur des porte-avions de la classe Ford, a vu le cours de son action légèrement augmenter à la suite de cette annonce. (ev)

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

Ajoutez fr.businessam.be en tant que source préférée sur Google
Plus