Principaux renseignements
- La Commerzbank a enregistré un bénéfice record de 1,8 milliard d’euros au premier semestre.
- UniCredit cherche à prendre le contrôle total après avoir acquis près de 50 pour cent des actions.
- La PDG Bettina Orlopp exige une stratégie de coopération pour tout changement structurel.
Portée par une forte hausse de ses résultats, la Commerzbank poursuit un dialogue collaboratif avec UniCredit, son principal actionnaire, alors que la lutte pour le contrôle de l’établissement allemand s’intensifie.
Au cours du deuxième trimestre, le résultat net de la banque a bondi à 898 millions d’euros, soit près du double des 462 millions d’euros enregistrés au cours de la même période l’année dernière, lorsque les résultats financiers avaient été pénalisés par les dépenses liées à des réductions d’effectifs à grande échelle.
Bénéfices records et rachats d’actions
Avec des bénéfices semestriels atteignant le niveau record de 1,8 milliard d’euros, l’établissement basé à Francfort s’est dit confiant quant à la réalisation de son objectif annuel de bénéfice d’au moins 3,4 milliards d’euros. Outre ces gains, la banque a fait part de son intention de consacrer jusqu’à 1,2 milliard d’euros au rachat d’actions.
Appel à une stratégie de coopération
La PDG Bettina Orlopp a déclaré que la Commerzbank était ouverte à des discussions constructives avec UniCredit, soulignant que la création de valeur ne pouvait passer que par une stratégie de coopération.
Orlopp a noté que la banque comptait désormais un actionnaire majoritaire et s’attendait à ce que les autorités de régulation donnent leur feu vert à la stratégie de rachat d’UniCredit d’ici le dernier trimestre de l’année.
La bataille pour le contrôle
À l’heure actuelle, UniCredit détient près de 50 pour cent des actions de la Commerzbank par le biais de produits dérivés et de participations directes. Alors que le PDG d’UniCredit, Andrea Orcel, a l’intention de prendre le contrôle total d’ici la fin de l’année, Orlopp a affirmé qu’une participation majoritaire lors de la prochaine assemblée générale ne donnerait pas à UniCredit le pouvoir de procéder de manière indépendante à des changements structurels majeurs. Elle a fait valoir que de tels changements nécessitent un accord mutuel sur le cadre d’activité et l’implication de toutes les parties concernées.
Rôle du gouvernement allemand
Le gouvernement allemand, qui détient une participation d’environ 12 pour cent à la suite d’un plan de sauvetage de plusieurs milliards d’euros mis en place pendant la crise financière de 2008-2009, reste un acteur essentiel et s’est déjà montré réticent à cette acquisition.
Il convient de noter qu’UniCredit a pu se constituer une première position dans la banque après que l’Allemagne eut cédé une partie de ses actions en septembre 2024.
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