Principaux renseignements
- La valorisation d’Hadrian a grimpé en flèche pour atteindre 8 milliards de dollars (6,9 milliards d’euros) à la suite d’une forte hausse des investissements dans les technologies militaires.
- Ces nouveaux capitaux permettront de mettre à niveau le logiciel Opus afin de combler les déficits critiques de l’industrie manufacturière américaine.
- Les investissements dans le secteur de la défense connaissent une forte hausse, les États-Unis souhaitant redynamiser leur base industrielle nationale.
Portée par une forte hausse des investissements dans les technologies militaires, l’entreprise manufacturière Hadrian a atteint une valorisation de près de 8 milliards de dollars (6,9 milliards d’euros) à l’issue de son dernier cycle de financement. Ce chiffre représente un quadruplement par rapport à la valorisation de l’entreprise en janvier.
Ce financement a été mené par J.P. Morgan Strategic Investment Group et Baillie Gifford, avec des contributions supplémentaires d’entités telles que Washington Harbor Partners.
Amélioration des logiciels
Le directeur général Chris Power a déclaré à CNBC que cet apport de capitaux servirait à augmenter considérablement les effectifs et à poursuivre le développement d’Opus, le logiciel propriétaire qui pilote les installations de production.
Power a souligné que ces améliorations sont essentielles pour pallier les déficits critiques de l’industrie manufacturière américaine, notamment en ce qui concerne la production de drones, de munitions et de sous-marins.
Actuellement utilisée par la Marine et l’Armée de terre, la plateforme Opus devrait être adoptée par d’autres grands sous-traitants de la défense dans un avenir proche.
Rôle de l’IA physique
Power a en outre souligné l’impact de l’IA physique sur l’économie mondiale, suggérant que, le secteur physique l’emportant largement sur le secteur numérique, les organisations doivent moderniser leur infrastructure logicielle pour rester compétitives.
Redynamiser la base industrielle militaire
La croissance d’Hadrian reflète une tendance plus large à des investissements substantiels dans le secteur de la défense, catalysée par l’objectif de l’administration Trump de revitaliser la base industrielle militaire nationale.
Alors que les instabilités géopolitiques accroissent la demande en armement et que l’on s’éloigne d’une dépendance coûteuse vis-à-vis des missiles, l’administration envisage des dépenses de défense s’élevant à 1 500 milliards de dollars (1 300 milliards d’euros).
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

