L’Iran teste un nouveau drone Khadid 110 capable d’attaquer des bases américaines sans se faire repérer


Principaux renseignements

  • Le nouveau drone iranien Khadid 110 utilise une propulsion à turboréacteur pour déjouer les défenses aériennes traditionnelles.
  • Son architecture furtive et ses matériaux absorbant les ondes radar permettent au drone de pénétrer dans un espace aérien protégé.
  • Des attaques conjointes menées à grande échelle à l’aide d’une multitude de drones et de missiles pourraient saturer la défense antiaérienne américaine.

Téhéran a commencé à évaluer le Khadid 110, un drone (UAV) furtif à grande vitesse spécialement conçu pour défier les réseaux de défense aérienne occidentaux et frapper les installations américaines à travers le Moyen-Orient. Cet appareil représente une évolution significative de l’arsenal de drones iraniens. Il illustre en effet une évolution allant des modèles plus lents, propulsés par des hélices, vers une conception à propulsion à réaction. C’est ce qu’écrit le Telegraph.

Vitesse supérieures

Capable d’atteindre des vitesses supérieures à 500 kilomètres à l’heure, le Khadid 110 est actuellement le drone le plus rapide du parc iranien. Pour atteindre cette vitesse, le drone utilise un propulseur à combustible solide pour le lancement initial et l’ascension, avant de passer à un turboréacteur.

Cette accélération rapide vise à réduire le temps de réaction des systèmes de défense. Il est ainsi plus difficile pour les avions d’interception de suivre l’appareil et de le détruire avant qu’il n’atteigne sa cible.

Autonomie de 350 kilomètres

L’architecture du drone est fortement axée sur une faible détectabilité. Il est doté d’un châssis sans soudure ni vis, recouvert de matériaux absorbant les ondes radar, ainsi que d’une prise d’air en forme de S conçue pour dissimuler les pales de la soufflante du moteur aux balayages radar. Ces améliorations en matière de furtivité visent à permettre à l’appareil de pénétrer dans un espace aérien protégé sans être détecté.

En termes de caractéristiques techniques, le Khadid 110 possède une autonomie de vol d’environ 350 kilomètres et peut rester en vol pendant une heure, tout en transportant une ogive de 30 kilogrammes. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une arme stratégique à longue portée, son rayon d’action est suffisant pour viser des cibles critiques situées près des côtes iraniennes et de divers centres militaires régionaux.

Tactiques de saturation

Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a récemment intégré ce drone à des exercices de combat réels, visant des navires de guerre et des bases américaines. Les stratèges militaires estiment qu’en déployant ces drones furtifs en tandem avec des frappes de missiles, l’Iran peut mener des attaques de saturation, submergeant les capteurs ennemis avec un volume de cibles dépassant leur capacité de traitement.

Bien que les responsables iraniens affirment que le Khadid 110 est une réalisation entièrement nationale — une affirmation qui renforce le prestige national —, des analystes extérieurs évoquent une éventuelle assistance technique de la part de la Russie et de la Chine. Quelle que soit son origine, ce drone marque un tournant vers des armements plus sophistiqués et à grande vitesse dans les conflits en cours dans la région. (fc)

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