Principaux renseignements
- En l’espace d’un an, la Royal Navy britannique a suivi 116 navires russes afin de dissuader toute activité maritime hostile.
- Des navires de renseignement spécialisés menacent les câbles sous-marins critiques de données et d’énergie.
- Les forces alliées ont intercepté des pétroliers de la « flotte fantôme » qui contournaient les sanctions internationales.
D’après des données récentes du ministère de la Défense, la Royal Navy a mené 116 missions au cours de la période 2025-2026 afin de surveiller le trafic maritime russe. Ces opérations, menées au sein de la zone économique exclusive (ZEE) du Royaume-Uni, ont consisté à suivre 61 navires de guerre et 28 navires commerciaux. Cette recrudescence d’activité représente une augmentation de 30 pour cent de la présence navale russe par rapport aux deux années précédentes.
L’opération Addison
Ces efforts de surveillance s’inscrivent dans le cadre de l’opération Addison, une initiative permanente visant à prévenir les actions hostiles et à garantir que le Royaume-Uni conserve une vision claire de l’activité maritime dans ses eaux. Le ministère de la Défense souligne que ces patrouilles sont essentielles pour préserver les intérêts nationaux et constituer un moyen de dissuasion contre les comportements malveillants.
Menace pour les infrastructures sous-marines
Parmi les incidents spécifiques mis en évidence dans le rapport annuel figure le suivi du Yantar, un navire spécialisé dans le renseignement, à proximité de câbles sous-marins critiques au large des côtes écossaises en novembre 2025, avec le soutien d’avions de la RAF. Le Yantar est géré par la GUGI — la Direction générale russe de la recherche en eaux profondes — et dispose de capacités de plongée en eaux profondes.
Sa proximité avec des lignes vitales d’énergie et de données a suscité des inquiétudes au sein du gouvernement concernant la sécurité des infrastructures sous-marines.
Sous-marins et « flotte fantôme »
Par ailleurs, en décembre, la Royal Navy a surveillé le Krasnodar, un sous-marin diesel-électrique de classe Kilo modernisé, alors qu’il traversait la Manche accompagné d’un remorqueur. Ces sous-marins, équipés de missiles de croisière Kalibr, sont fréquemment suivis par les forces britanniques lorsqu’ils traversent la Manche.
En janvier 2026, le Royaume-Uni a collaboré avec les forces américaines pour intercepter le Marinera, un pétrolier russe. Anciennement connu sous le nom de Bella1, ce navire fait partie d’une « flotte fantôme » qui utilise des identités trompeuses et des assurances irrégulières pour transporter du pétrole malgré les sanctions internationales.
Pas d’infraction
Les 116 interventions signalées comprennent le recours à la fois à des navires de guerre et à des avions de patrouille maritime pour surveiller les navires se trouvant à moins de 200 milles marins (370 kilomètres) des côtes. La Royal Navy soutient que ces opérations de filature sont conformes au droit maritime international, reconnaissant que les navires suivis exercent leur droit de navigation au sein de la ZEE.
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