Principaux renseignements
- L’armée de l’air américaine a remis en service le 23e escadron de maintenance aéronautique afin d’optimiser la disponibilité opérationnelle de la flotte d’A-10C.
- Des responsables du Congrès ont proposé la loi BRRRRT afin de rendre obligatoire le maintien en service de cet appareil jusqu’en 2033.
- Les responsables militaires restent divisés entre la poursuite de la modernisation avec des avions de combat furtifs et le maintien de la capacité spécialisée d’attaque au sol de l’A-10.
L’armée de l’air américaine a recréé une unité de maintenance spécialisée pour l’A-10C Thunderbolt II. Lors d’une cérémonie qui s’est tenue le 23 juillet à la base aérienne de Moody, en Géorgie, le 23e escadron de maintenance aéronautique a été officiellement rétabli.
L’armée de l’air a reconstitué cette unité en redistribuant le personnel et les ressources qui avaient été affectés, ces quatre dernières années, aux 75e et 74e escadrons de chasse de nouvelle génération. Le colonel Nathan Hier, qui dirige le 23e groupe de maintenance, a souligné que cette réorganisation visait à optimiser la gestion des ressources et à simplifier les opérations, afin que l’armée puisse déployer sa puissance de combat aérien en fonction des besoins. Il a déclaré que l’escadron devait maintenir des normes élevées en matière de sécurité et d’innovation pour garantir la disponibilité opérationnelle de la flotte.
Le Congrès souhaite prolonger la durée de service des A-10
La réactivation de l’unité de maintenance intervient alors que le Congrès américain débat du projet de loi BRRRRT. Ce projet de loi oblige l’armée de l’air à maintenir au moins 126 appareils A-10 en état de fonctionnement jusqu’en 2033.
Si elle était adoptée, cette loi obligerait l’armée à élargir la flotte opérationnelle actuelle et à mettre fin au démantèlement prévu des unités de formation des pilotes et de maintenance, qui devaient initialement être dissoutes d’ici 2030.
Stratégie de maintenance contradictoire
Ces mesures récentes semblent contredire les initiatives antérieures de l’armée de l’air. En février, celle-ci a dissous le 571e escadron de maintenance aéronautique de la base aérienne de Hill, dans l’Utah. Cette unité constituait un pilier du soutien aux A-10 depuis 1998 et servait de centre de formation principal pour les techniciens.
Cette fermeture s’inscrivait dans le cadre d’une transition plus large à la base aérienne de Hill visant à faire place au chasseur furtif F-35A Lightning II. L’armée de l’air réoriente ses efforts vers la modernisation en vue d’une guerre de pointe, en transférant le personnel affecté aux systèmes obsolètes vers les nouvelles technologies.
Désaccord sur l’avenir du Warthog
Ces décisions contradictoires mettent en évidence un désaccord plus profond entre la direction de l’armée de l’air et le Congrès. Alors que l’armée souhaite retirer progressivement l’A-10C du service, certains membres du Congrès s’inquiètent de l’absence de remplaçant adéquat pour cet appareil.
La loi BRRRRT aborde cette question en proposant que le « Warthog » ne soit retiré du service qu’une fois qu’un successeur dédié aux attaques au sol aura été certifié. Cela va à l’encontre de la stratégie de l’armée de l’air consistant à utiliser les F-15, F-16 et F-35 pour ces missions, les détracteurs faisant valoir que ces avions de combat polyvalents ne peuvent pas égaler pleinement les atouts spécialisés de l’A-10 en matière d’appui aérien. (lv)
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