Principaux renseignements
- Les jeunes travailleurs belges quittent leur emploi à un rythme record.
- De nouvelles lois ont raccourci le délai de préavis à sept jours.
- Le secteur hôtelier est celui qui est le plus durement touché par le départ prématuré du personnel.
Des données récentes du cabinet de ressources humaines Acerta indiquent une forte augmentation de la fréquence à laquelle les jeunes travailleurs belges quittent leur poste peu après leur embauche. On constate une hausse de 16 pour cent du nombre de salariés démissionnant ou licenciés au cours de leur première année d’emploi.
Les changements législatifs favorisent le turnover
Cette tendance a été observée à l’issue d’une analyse portant sur 390 000 salariés répartis dans 31 000 entreprises différentes. Cette évolution coïncide avec une modification législative entrée en vigueur en août, qui a raccourci le délai de préavis obligatoire à seulement sept jours pour les deux parties pendant les six premiers mois d’un contrat.
Impact sur les plus jeunes actifs
Statistiquement, l’impact est le plus marqué chez les moins de 25 ans, 14,12 pour cent des contrats à durée indéterminée de cette tranche d’âge prenant fin au cours du premier semestre. Cela représente une hausse substantielle par rapport à l’année précédente, où ce taux n’était que de 8,4 pour cent.
Il est à noter que les salariés eux-mêmes sont à l’origine d’environ un tiers de ces départs anticipés.
Fort taux de départs dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration
La tendance à la résiliation prématurée des contrats diminue à mesure que les salariés prennent de l’âge. En ce qui concerne les secteurs d’activité spécifiques, les départs anticipés les plus fréquents ont été observés dans l’hôtellerie-restauration, suivis par les secteurs de la logistique et des transports, ainsi que par les agences proposant des chèques-services temporaires.
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