Principaux renseignements
- Unilever annonce sa plus forte croissance en volume de ventes depuis plus de dix ans.
- La cession de la division alimentaire, à la traîne, est à l’origine d’un réorientation majeure de l’entreprise.
- La révision à la hausse des prévisions annuelles témoigne d’une grande confiance dans les secteurs de la beauté et des soins personnels.
Unilever a revu à la hausse ses prévisions annuelles à la suite d’une forte hausse de son chiffre d’affaires trimestriel, enregistrant ainsi sa meilleure performance depuis plus de dix ans. Ce coup de pouce financier intervient alors que l’entreprise s’apprête à céder sa division alimentaire dans le cadre d’une transaction évaluée à environ 33,8 milliards de livres sterling (environ 40 milliards d’euros).
Croissance record des volumes
L’un des principaux moteurs de la croissance a été la hausse de 5,5 pour cent du volume des ventes, soit la plus forte augmentation sous-jacente en volume enregistrée par l’entreprise depuis une décennie.
Pour la période close au 30 juin, le chiffre d’affaires total a progressé de 0,5 pour cent, tandis que le résultat avant impôts a grimpé de 1,8 pour cent pour atteindre 4,66 milliards d’euros. Par ailleurs, le résultat d’exploitation a affiché une hausse de 2,6 pour cent, s’établissant à 4,89 milliards d’euros.
Prévisions annuelles revues à la hausse
Fort de cette dynamique, Unilever prévoit désormais que la croissance de son chiffre d’affaires sur l’ensemble de l’année se situera dans la fourchette de son objectif à moyen terme, comprise entre 4 pour cent et 6 pour cent, ce qui constitue une amélioration par rapport aux prévisions antérieures qui tablaient sur le bas de cette fourchette.
La société a également revu à la hausse ses prévisions de croissance sous-jacente en volume, les portant à environ 3 pour cent, contre une estimation minimale antérieure de 2 pour cent.
Tensions avec les investisseurs
Ces étapes financières coïncident avec la scission stratégique du secteur alimentaire au profit d’une coentreprise avec la société américaine McCormick. Ce partenariat, dévoilé en mars, vise à fusionner des marques de premier plan telles que la moutarde French’s de McCormick et la Marmite d’Unilever.
Cependant, cette décision s’est heurtée à la résistance de certains investisseurs, qui ont exprimé leur frustration lors de l’assemblée générale annuelle, déplorant que l’opération ait été approuvée sans vote formel des actionnaires.
Divergence de performances entre les segments
Les données révèlent un écart de performance entre les segments d’activité : alors que les segments beauté et bien-être ont progressé de 5,9 pour cent, les soins personnels de 4,8 pour cent et les produits pour la maison de 7,6 pour cent, la division alimentaire est restée à la traîne avec un taux de croissance de seulement 1,2 pour cent.
Le PDG Fernando Fernandez a souligné que la capacité de l’entreprise à maintenir des résultats solides, tirés par les volumes, tout en restructurant ses actifs, démontrait sa résilience opérationnelle et la valeur potentielle du partenariat avec McCormick.
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