Principaux renseignements
- La Pologne exige que l’Ukraine prenne une décision définitive d’ici quelques semaines concernant la proposition d’échange portant sur ses MiG-29.
- Kiev doit céder une technologie de pointe en matière de drones ainsi que son savoir-faire pour obtenir ces avions de chasse.
- La Bulgarie se tient prête à acheter ces appareils si l’accord avec l’Ukraine échoue.
Varsovie a fixé un délai strict à Kiev pour finaliser un accord portant sur l’acquisition d’avions de chasse MiG-29 polonais. Le ministre de la Défense, Władysław Kosiniak-Kamysz, a indiqué qu’une réponse définitive de l’Ukraine était attendue d’ici quelques semaines ; à défaut, la Pologne a l’intention de vendre ces avions à la Bulgarie, qui a déjà manifesté une forte volonté de les acquérir.
Les conditions
Le cœur de cette proposition repose sur un échange de matériel militaire contre un savoir-faire technologique. La Pologne cherche à accéder à l’industrie ukrainienne sophistiquée des drones, demandant à la fois le transfert de systèmes aériens sans pilote de pointe et le partage du « savoir-faire » qui a permis à Kiev de devenir un exportateur de cette technologie vers le Moyen-Orient.
Si le ministre polonais a confirmé que l’offre tenait toujours, il a souligné que les prochaines étapes dépendaient entièrement de la volonté de l’Ukraine de s’y conformer.
Intérêts contradictoires
Cette tension fait suite à des informations datant de juin 2026 selon lesquelles l’Ukraine s’était engagée à acheter 16 avions Gripen E à la Suède. Parallèlement, des discussions techniques concernant le financement et la maintenance des MiG-29 sont en cours.
Kosiniak-Kamysz a défendu la valeur de ces appareils, soulignant que l’intérêt manifesté par la Bulgarie prouve que la flotte est en excellent état opérationnel.
Négociations infructueuses
L’ultimatum actuel fait suite à une précédente tentative infructueuse d’échange similaire. Au départ, la Pologne avait l’intention de fournir les avions en échange d’une technologie de drones, mais l’accord a échoué lorsque l’Ukraine n’aurait pas respecté ses obligations. En conséquence, le ministère polonais de la Défense nationale avait auparavant décidé de retirer les appareils de la base aérienne de Malbork plutôt que de mener à bien le transfert. (fc)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

