Principaux renseignements
- L’Ukraine et Raytheon vont collaborer à la production nationale de missiles de défense Patriot.
- Cette production conjointe renforce le bouclier national contre les attaques aériennes russes.
- Lockheed Martin lance des missiles ACE moins chers afin de réduire les coûts de défense.
Le président Volodymyr Zelensky a annoncé un partenariat stratégique entre l’Ukraine et l’entreprise américaine de défense Raytheon en vue de la production nationale de missiles intercepteurs destinés aux systèmes de défense aérienne Patriot. Cette décision fait suite à une réunion de haut niveau avec une délégation de Raytheon, dirigée par le vice-président Joseph DeAntona, qui s’est tenue le 23 juillet.
Renforcement de la défense nationale
Cette coopération vise à renforcer le bouclier de protection ukrainien face aux attaques aériennes russes incessantes. Selon Zelensky, ce projet est le fruit de discussions antérieures, auxquelles avait également participé le président américain Donald Trump à Ankara. Au cours de ces discussions, les deux pays avaient évoqué un élargissement de leur coopération militaire, en mettant l’accent sur les technologies non offensives.
Passage à la production conjointe
Zelensky a salué cette alliance et a souligné le rôle joué par Raytheon dans la fourniture d’équipements essentiels à la défense des citoyens ukrainiens. Il a déclaré que le passage à la production conjointe marquait une amélioration considérable de leurs relations, permettant ainsi à l’Ukraine de contribuer à la fabrication de composants essentiels pour la défense aérienne.
Il a en outre indiqué que les représentants des secteurs public et privé continueraient à se coordonner pour finaliser les détails opérationnels.
Émergence d’alternatives rentables
Cette initiative fait suite à une initiative distincte de Lockheed Martin, qui a proposé un missile intercepteur Patriot moins coûteux et pouvant être produit plus rapidement. Ce missile, connu sous le nom d’ACE (Adapted Capability Effector), vise à réduire la dépendance vis-à-vis des variantes PAC-3 MSE, plus onéreuses, face à des menaces moins critiques.
Alors que les missiles PAC-3 MSE coûtent plus de 3,5 millions d’euros pièce, l’ACE devrait coûter moins de la moitié de ce montant, voire moins de 1,7 million d’euros pièce. (lv)
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