Principaux renseignements
- La Grèce investit 4,2 milliards d’euros dans la défense, notamment dans le système antimissile israélien « Achilles Shield ».
- Les efforts de modernisation comprennent une gamme variée de drones, de navires furtifs et d’aéronefs de pointe.
- Les fortes tensions régionales sont à l’origine d’une refonte massive du dispositif de sécurité, d’un montant de 25 milliards d’euros sur 12 ans.
Le gouvernement grec a autorisé un plan d’acquisition de matériel de défense d’une valeur de 4,2 milliards d’euros. Une part importante de cet investissement, soit environ 3 milliards d’euros, est consacrée à l’achat du système « Achilles Shield » auprès d’Israël. Ce réseau sophistiqué de défense aérienne et antimissile se compose de plusieurs couches interconnectées, conçues pour protéger le territoire national contre des menaces telles que les missiles balistiques, les missiles de croisière, les avions et les drones.
Moyens militaires diversifiés
Au-delà du bouclier antimissile, la stratégie d’acquisition englobe plusieurs autres moyens militaires. Il s’agit notamment de drones Heron, d’avions de transport C-390 Millennium, de technologies sonar pour les frégates, de navires furtifs Victa destinés à des missions spécialisées, ainsi que de missiles spécialement conçus pour les hélicoptères Apache.
Une décennie de modernisation
Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un projet plus vaste de modernisation militaire sur 12 ans, lancé en avril 2025 par le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis. D’une valeur d’environ 25 milliards d’euros, cette refonte représente la plus vaste modernisation militaire de l’ère moderne en Grèce, en réponse à l’escalade des risques sécuritaires à travers l’Europe.
Dépenses stratégiques de défense
Depuis son arrivée au pouvoir en 2019, Mitsotakis a fait de la modernisation des forces armées une priorité. Parmi les acquisitions récentes figurent des avions de combat Rafale et des frégates Belharra en provenance de France, ainsi qu’un contrat portant sur l’achat de 20 avions F-35 aux États-Unis. En raison des tensions persistantes avec la Turquie — un autre membre de l’OTAN —, la Grèce consacre actuellement environ 3 pour cent de son PIB à la défense, dépassant ainsi l’objectif standard de 2 pour cent fixé par l’OTAN.
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

