Principaux renseignements
- Des banques américaines telles que JPMorgan pourraient financer le plan d’investissement japonais de 550 milliards de dollars (environ 482 milliards d’euros) afin d’aider Tokyo à éviter des droits de douane élevés.
- Les prêteurs japonais peinent à fournir des capitaux en raison du coût élevé du dollar et des écarts de taux d’intérêt.
- Les risques liés aux infrastructures persistent malgré les efforts du gouvernement pour obtenir les financements nécessaires.
Plusieurs institutions financières américaines, dont JPMorgan, seraient sur le point de conclure un accord visant à soutenir l’énorme initiative d’investissement de 550 milliards de dollars (environ 482 milliards d’euros) lancée par le Japon aux États-Unis.
Selon des sources proches des négociations, ces prêteurs fourniraient les capitaux nécessaires pour permettre à Tokyo de tenir les promesses faites au président Donald Trump, rapporte Reuters. Cela fait suite à un accord conclu en juillet 2025, dans lequel le Japon s’était engagé à réaliser ces investissements afin d’éviter des droits de douane de 25 pour cent sur ses exportations, obtenant ainsi un taux de 15 pour cent.
Pression pour faire preuve de progrès
Le gouvernement japonais subit des pressions pour démontrer des progrès tangibles concernant ces engagements, en particulier après que le président Trump eut précédemment menacé la Corée du Sud de hausses de droits de douane en raison de différends sur les accords commerciaux.
Bien que Washington ait fourni une liste de projets potentiels pour ce programme, le montant exact du financement que les banques américaines apporteront ou les projets spécifiques qu’elles soutiendront restent inconnus.
Les défis pour les prêteurs nationaux
Les banques japonaises nationales se sont montrées réticentes à prendre la tête du financement. Leur capital principal étant libellé en yens, se procurer les sommes colossales en dollars américains nécessaires aux infrastructures à long terme représente un coût prohibitif. Les coûts sont alourdis par l’écart significatif entre les taux d’intérêt des deux pays et par les frais liés à la couverture de change.
À ce jour, seuls 2,2 milliards de dollars (environ 1,9 milliards d’euros) ont été mobilisés pour la première série de projets, la Banque japonaise pour la coopération internationale (JBIC), soutenue par l’État, fournissant environ un tiers de cette somme, le solde étant réparti entre Mitsubishi UFJ, Sumitomo Mitsui et Mizuho.
Stratégies d’intervention gouvernementale
Pour combler ce déficit de financement, le gouvernement de la Première ministre Sanae Takaichi a étudié des moyens d’aider les prêteurs nationaux à se procurer des dollars, notamment une proposition visant à utiliser les réserves de change du gouvernement.
Malgré ces efforts, le plan d’investissement se heurte à des obstacles. Les séries de projets précédentes comprenaient des installations énergétiques au Texas, en Ohio et en Pennsylvanie, ainsi que des réacteurs nucléaires en Alabama et au Tennessee, et une usine de traitement de diamants en Géorgie. Cependant, selon certaines sources, même avec la participation de banques américaines, les risques inhérents aux projets d’infrastructure – qui mettent souvent des décennies à devenir rentables – restent une préoccupation majeure.
(at)
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