Le déficit budgétaire de la Turquie tombe à 2,5 pour cent du PIB en juin


Principaux renseignements

  • Le déficit budgétaire annuel de la Turquie a reculé à environ 2,5 pour cent du PIB d’ici juin.
  • Les recettes fiscales ont bondi de 72 pour cent en juin, générant un excédent mensuel significatif.
  • Des contrôles stricts des dépenses et la lutte contre l’économie souterraine renforcent la résilience économique du pays.

Le ministre des Finances, Mehmet Şimşek, a annoncé aujourd’hui que le déficit budgétaire annuel de la Turquie devrait avoir baissé à environ 2,5 pour cent du PIB d’ici juin, ce qui représente une amélioration par rapport aux 2,9 pour cent enregistrés en 2025.

Ces progrès budgétaires ont été rendus possibles grâce à un engagement en faveur d’une restriction des dépenses et à une campagne énergique contre l’économie souterraine, ainsi qu’à des initiatives visant à encourager le paiement volontaire des impôts.

Hausse des recettes mensuelles

Les récentes statistiques du ministère des Finances mettent en évidence un revirement significatif en juin, l’administration centrale ayant enregistré un excédent de 114,2 milliards de TL (environ 2,1 milliards d’euros).

Ce résultat s’explique par une hausse de 72 pour cent des recettes fiscales, qui a porté le total des recettes mensuelles à environ 28,1 milliards d’euros, tandis que les dépenses n’ont augmenté que de 12,6 pour cent, pour atteindre environ 26 milliards d’euros. Plus précisément, l’impôt sur le revenu et la TVA nationale ont connu des hausses spectaculaires de 145,7 pour cent et 89,6 pour cent respectivement, tandis que l’impôt sur les sociétés a augmenté de 31,8 pour cent.

Résultats budgétaires du premier semestre

Pour le premier semestre, le déficit budgétaire s’est établi à environ 17,5 milliards d’euros, soit une légère baisse par rapport au déficit de 18,2 milliards d’euros enregistré au cours de la même période l’année précédente.

Les recettes totales pour la période de janvier à juin ont grimpé de 39,1 pour cent pour atteindre environ 145 milliards d’euros, dépassant la hausse de 32,7 pour cent des dépenses.

La discipline budgétaire, clé de la stabilité des prix

Le ministre Şimşek a souligné que ces progrès avaient été réalisés alors même que le gouvernement avait renoncé à certaines recettes fiscales afin d’atténuer l’inflation déclenchée par les tensions régionales, en particulier le conflit impliquant l’Iran.

Il a insisté sur le fait que le maintien de ce niveau de rigueur budgétaire était essentiel à la résilience économique et constituait la pierre angulaire de la stratégie du gouvernement visant à assurer la stabilité des prix et à réduire l’inflation.

En outre, il a souligné que l’amélioration de ces chiffres budgétaires avait contribué à maintenir les taux de refinancement de la dette intérieure à un niveau inférieur aux estimations précédentes et aux références historiques.

(at)

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