Principaux renseignements
- Depuis le début de l’année 2026, la Russie a formé plus de 140 000 réservistes, en intégrant dans cette formation les enseignements tirés des récents combats.
- Les programmes paramilitaires se concentrent de plus en plus sur les systèmes robotiques destinés aux opérations terrestres et maritimes.
- Une nouvelle législation autorise le gouvernement à puiser dans un vivier de mobilisation de 2 millions de personnes.
Depuis le début de l’année, la Russie a renforcé sa préparation militaire en formant plus de 140 000 réservistes. Selon The Moscow Times, le vice-ministre de la Défense, Yunus-Bek Yevkurov, a indiqué que ces formations se sont déroulées sur différents terrains d’entraînement tactiques et sites militaires, sous la direction d’instructeurs de combat expérimentés.
Formation fondée sur l’expérience du combat
Pour atteindre ces objectifs, l’armée a organisé plus de 40 exercices pratiques au cours du premier semestre 2026. Un changement stratégique majeur a consisté à intégrer à tour de rôle 107 commandants d’unités d’assaut dans le processus de formation.
Cette initiative visait à intégrer les enseignements tirés de la pratique sur le champ de bataille. Ces commandants ont ainsi pu affiner les programmes d’entraînement destinés aux petites équipes tactiques en s’appuyant sur des scénarios de combat réels.
Élargissement des formations paramilitaires
Par ailleurs, le DOSAAF, groupe paramilitaire pour la jeunesse soutenu par l’État, a élargi son programme de formation, passant de 20 à 30 spécialités militaires. Selon Yevkurov, l’accent est désormais davantage mis sur la formation du personnel à l’utilisation de systèmes robotiques pour des missions tant terrestres que maritimes.
Cadre juridique de la mobilisation
Ce renforcement fait suite à une loi promulguée par Vladimir Poutine à la fin de l’année dernière, qui accorde au ministère de la Défense l’accès à un vivier de mobilisation de 2 millions de personnes. Bien que les responsables aient initialement laissé entendre que ces réservistes ne seraient chargés que de la protection des infrastructures vitales, la législation autorise leur déploiement au-delà des frontières russes.
Pression sur entreprises pour qu’elles fournissent des réservistes
Le gouvernement a également exercé des pressions sur le secteur privé pour qu’il contribue à cette réserve. Des entreprises telles que Mayak, Selmash et Lepse, basée à Kirov, se sont vu infliger des sanctions pour ne pas avoir respecté les quotas de recrutement.
En réponse, ces entreprises ont invoqué la protection constitutionnelle et un manque général de volontaires. Entre-temps, Gazprom a conclu un accord avec le ministère de la Défense pour former des unités mobiles de tir destinées à la protection des installations, à l’instar d’initiatives bénévoles similaires menées dans la région de Leningrad.
Service militaire à venir
Les spéculations concernant une nouvelle vague de mobilisation à grande échelle se sont intensifiées alors que la Russie est confrontée à des offensives qui marquent le pas et à des pertes considérables. Selon certaines prévisions, une campagne de recrutement à grande échelle pourrait suivre dans le courant de l’année. Les bureaux de recrutement militaire s’y prépareraient déjà et subissent une pression croissante. (lv)
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