Israël dissout son parlement en vue des élections du 27 octobre


Principaux renseignements

  • Israël a dissous son parlement en vue des élections du 27 octobre.
  • Juste avant la dissolution, Netanyahu a fait adopter des lois controversées sur le service militaire obligatoire et le pouvoir judiciaire.
  • Le gouvernement a réussi à mener à bien un mandat complet de quatre ans, ce qui est rare dans le paysage politique israélien souvent instable.

Après une période d’activité législative intense, le parlement israélien a été officiellement dissous. La Knesset a mis fin à ses travaux vendredi, comme prévu pour la pause estivale. Le parlement ne se réunira toutefois plus avant les élections du 27 octobre, rapporte l’AP.

La lutte politique de Netanyahu

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu est confronté à des défis de taille pour conserver son leadership alors que le pays s’approche du troisième anniversaire des attaques du 7 octobre et des années de conflit qui ont suivi. Les récents sondages montrent un soutien croissant en faveur des figures de l’opposition. L’ancien Premier ministre Naftali Bennett et un ancien militaire centriste très populaire, en particulier, gagnent du terrain.

Législation controversée à la veille de la dissolution

Dans les jours qui ont précédé la dissolution, la coalition au pouvoir a fait adopter à la hâte plusieurs mesures controversées par le Parlement. Afin de s’assurer le soutien des partis ultra-orthodoxes pour son futur gouvernement, Netanyahu a fait adopter une loi qui bloque de fait la conscription militaire des hommes ultra-orthodoxes.

Par ailleurs, le Parlement a approuvé des lois visant à restructurer le système judiciaire, notamment en renforçant l’influence de l’État sur les médias et en réduisant les pouvoirs du procureur général. Ces mesures se sont heurtées à une forte résistance de la part de la procureure générale Gali Baharav-Miara, qui est devenue une cible privilégiée du gouvernement de droite.

Fin d’un mandat exceptionnel

En annonçant la fin du mandat, le président Amir Ohana a exprimé sa gratitude pour la stabilité du gouvernement actuel, soulignant qu’en quatre ans, celui-ci avait adopté avec succès neuf budgets et des centaines de projets de loi.

Un mandat de quatre ans, fait rare

Mener à bien un mandat complet de quatre ans est un exploit inhabituel dans la politique israélienne, la dernière fois que cela s’est produit remontant à 1988. Bien que Netanyahu ait occupé ses fonctions plus longtemps que tout autre Premier ministre, le pays se caractérise par une forte instabilité politique.

Selon les données de l’Institut israélien pour la démocratie, des élections ont lieu en moyenne tous les 2,4 ans. Israël occupe ainsi la deuxième place parmi les pays de l’OCDE en termes de fréquence électorale. La situation actuelle fait suite à une période particulièrement mouvementée entre 2019 et 2022, durant laquelle les Israéliens se sont rendus cinq fois aux urnes. (lv)

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