Les États-Unis achètent des missiles Joint Strike supplémentaires pour leurs F-35


Principaux renseignements

  • L’armée de l’air américaine a investi 98,4 millions de dollars (86 millions d’euros) dans l’acquisition de nouveaux missiles Joint Strike Missiles.
  • Kongsberg a conçu cette arme pour qu’elle puisse être logée dans les soutes internes du F-35 afin d’assurer sa furtivité.
  • La demande mondiale explose alors que de nombreux pays intègrent ce système de frappe de précision à longue portée.

L’armée de l’air américaine a conclu un accord de 98,4 millions de dollars avec la société norvégienne Kongsberg Defence & Aerospace pour la production d’un lot supplémentaire de missiles Joint Strike Missiles. Connues aux États-Unis sous le nom d’AGM-184A, ces armes seront fabriquées dans l’usine norvégienne de l’entreprise, la date d’achèvement prévue étant le 30 juin 2030.

Ce dernier marché, désigné sous le nom de « Lot Three B », prolonge le calendrier de production d’environ 19 mois, après un précédent contrat de 240,9 millions de dollars (210,5 millions d’euros) portant sur le « Lot Two ».

Furtivité

Le développement de ce missile répond à une contrainte de conception majeure du chasseur furtif F-35. Pour conserver sa faible signature radar, l’avion doit embarquer ses armements à l’intérieur plutôt qu’à l’extérieur. Les munitions antinavires traditionnelles à longue portée étant trop volumineuses pour les soutes internes, Kongsberg a conçu le Joint Strike Missile — dérivé du Naval Strike Missile — afin de répondre à ces exigences spatiales strictes.

Avec un poids d’environ 400 kilogrammes et une longueur d’environ 4 mètres, cette arme est spécialement adaptée aux dimensions intérieures de l’avion de chasse.

Guidage avancés

En termes de performances, le missile peut parcourir plus de 350 kilomètres à des vitesses subsoniques élevées. Il utilise une combinaison de navigation inertielle et de GPS pour atteindre la zone cible, puis bascule sur un autodirecteur à imagerie infrarouge pour des frappes de haute précision.

Cette capacité permet aux pilotes de F-35 d’engager des navires ou des installations fortifiées à distance sûre, en restant hors de portée des défenses aériennes ennemies tandis que le missile suit une trajectoire de vol non linéaire et évasive.

Intérêt mondial

La Norvège a joué un rôle central dans ce projet, en tant que principal développeur et premier pays à avoir déployé cette arme de manière opérationnelle en avril 2025. Ce succès précoce a fait de ce missile un produit d’exportation très demandé, les États-Unis, le Japon, l’Australie et l’Allemagne ayant tous intégré le système à leurs flottes de F-35. Kongsberg a également annoncé un contrat distinct de près de 472 millions de dollars avec un sixième client non identifié, soulignant l’attrait mondial de cette technologie.

Le contrat actuel est une modification à prix fixe gérée par le Centre de gestion du cycle de vie de l’armée de l’air (Air Force Life Cycle Management Center) de la base aérienne d’Eglin. Dans le cadre de cet accord financier, le fabricant assume le risque de tout dépassement de coûts. En tant que seule arme à longue portée viable pouvant être stockée à l’intérieur de l’appareil, le Joint Strike Missile reste essentiel pour permettre à l’armée de l’air de conserver les avantages de furtivité du F-35 tout en élargissant ses capacités de frappe. (fc)

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