Principaux renseignements
- Tous les gouvernements régionaux belges doivent mettre en œuvre des mesures d’austérité pour équilibrer leurs budgets d’ici 2029.
- Bruxelles est confrontée à la croissance économique la plus lente et aux déficits proportionnels les plus importants.
- Les baisses d’impôts prévues risquent de compromettre les économies administratives nécessaires dans toutes les régions.
Selon les dernières prévisions économiques quinquennales du Bureau fédéral du Plan, aucun des gouvernements régionaux belges n’est actuellement en voie d’atteindre l’équilibre budgétaire d’ici 2029. Pour atteindre cet objectif budgétaire, toutes les régions devront mettre en œuvre d’importantes mesures d’austérité. Bruxelles est confrontée au défi le plus difficile, car sa croissance économique est à la traîne par rapport à celle de la Wallonie et de la Flandre.
Stagnation dans la capitale
La croissance économique de l’année dernière a été estimée à 1,1 pour cent pour la Wallonie et la Flandre, tandis que Bruxelles n’a enregistré qu’une hausse de 0,5 pour cent. Cette stagnation est principalement attribuée à une baisse des dépenses des ménages, due à la hausse de l’inflation et aux mesures limitant la durée des allocations de chômage. De plus, la création d’emplois est restée minime.
Prévisions de croissance future
À l’avenir, on s’attend à une croissance progressive, avec une moyenne de 1,4 pour cent par an en Flandre, de 1,1 pour cent en Wallonie et de 0,8 pour cent à Bruxelles. À partir de 2027, la croissance de l’emploi devrait s’accélérer, en grande partie grâce aux réformes du marché du travail mises en place par le gouvernement De Wever et aux restrictions sur les allocations chômage, qui toucheront particulièrement la Wallonie et Bruxelles.
Malgré cela, la Flandre et la Wallonie devraient connaître une croissance de l’emploi plus forte (respectivement 1 pour cent et 0,9 pour cent) que Bruxelles (0,5 pour cent) entre 2027 et 2031.
Déficits budgétaires persistants
Ces difficultés économiques compliquent le redressement budgétaire. Si la plupart des régions affichent de légères améliorations, des déficits importants persistent : la Flandre est confrontée à un déficit de 2 milliards d’euros (y compris le projet Oosterweel), la Wallonie à 1,6 milliard, la Communauté française à 1,2 milliard et Bruxelles à 800 millions.
Proportionnellement, c’est Bruxelles qui présente le déficit le plus important par rapport à ses recettes. Le Bureau du Plan note que les économies potentielles en matière de coûts administratifs et opérationnels à Bruxelles seront probablement compensées par les baisses d’impôts prévues.
Le dilemme des réductions d’impôts
Le gouvernement bruxellois, dirigé par Dilliès, a l’intention de réduire les surtaxes sur l’impôt sur le revenu des personnes physiques et d’augmenter les exonérations de droits d’enregistrement afin d’empêcher les familles de la classe moyenne de quitter la ville. Des projets similaires de réduction d’impôts sont mis en œuvre par le gouvernement fédéral ainsi que par les gouvernements de Flandre et de Wallonie, malgré leurs difficultés financières.
Néanmoins, la plupart des exécutifs régionaux restent déterminés à atteindre l’équilibre budgétaire d’ici 2029. Le gouvernement flamand devrait lancer en septembre une nouvelle série de coupes budgétaires totalisant environ un milliard d’euros. De même, le ministre-président wallon Adrien Dolimont a indiqué qu’il allait accélérer le rythme des réductions de dépenses, considérant l’équilibre budgétaire comme une nécessité fondamentale plutôt que comme une simple formalité.
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