Les prix de gros allemands augmentent fortement en raison de la hausse des coûts des matières premières et de l’énergie ; le commerce de détail sous pression


Principaux renseignements

  • En juin, les prix de gros allemands ont augmenté de 4,9 pour cent par rapport à l’année précédente, notamment en raison de l’instabilité géopolitique persistante.
  • Les prix des métaux et du pétrole ont bondi, tandis que ceux du bétail et des produits laitiers ont chuté.
  • Les détaillants réclament des mesures d’aide gouvernementales pour contrer la baisse de leurs bénéfices et la stagnation de leurs ventes.

En juin 2026, les prix de gros en Allemagne ont augmenté de 4,9 pour cent par rapport au même mois de l’année précédente. Selon l’Office allemand des statistiques (Destatis), cette hausse s’explique principalement par les incertitudes géopolitiques et les conflits au Moyen-Orient, qui ont fait grimper les coûts des matières premières et de l’énergie.

Malgré la hausse des prix en glissement annuel, les chiffres mensuels affichent une légère baisse de 0,7 pour cent par rapport à mai 2026.

De grandes différences entre les catégories de produits

Certains secteurs ont connu des hausses spectaculaires d’une année sur l’autre, notamment les métaux non ferreux et les minerais, qui ont bondi de 31 pour cent, et les produits pétroliers, qui ont grimpé de 21,7 pour cent. Les produits chimiques et les produits sidérurgiques ont également enregistré des hausses substantielles, respectivement de 14,9 pour cent et 8,2 pour cent.

À l’inverse, certaines catégories ont connu des baisses de prix. Le bétail a reculé de 16 pour cent, tandis que les matières premières telles que le café, le thé et le cacao ont baissé de 10 pour cent, et les produits laitiers ainsi que les huiles alimentaires ont reculé de 8,5 pour cent.

Impact sur les détaillants allemands

Ces fluctuations des prix de gros contribuent à créer un environnement précaire pour les détaillants allemands. L’Association allemande du commerce de détail (HDE) indique que les entreprises sont confrontées à la fois à une stagnation des ventes et à une escalade des dépenses liées au personnel, à l’énergie et à l’approvisionnement.

Un récent sondage mené auprès de 600 entreprises a révélé que 42 pour cent d’entre elles jugent leur situation opérationnelle actuelle mauvaise, près des deux tiers constatant une détérioration de la situation au cours du premier semestre par rapport à 2025.

Appels à la réforme

Les perspectives économiques restent moroses, puisque 69 pour cent des entreprises ont fait état d’une baisse de leurs bénéfices et 65 pour cent s’attendent à ce que leur chiffre d’affaires annuel soit inférieur à celui de l’année dernière. Alexander von Preen, président de la HDE, a comparé le manque de confiance actuel des entreprises et des consommateurs à l’atmosphère qui régnait lors du deuxième confinement lié à la pandémie en Allemagne.

Bien que le HDE prévoie toujours une croissance nominale du chiffre d’affaires de 2 pour cent, atteignant 697,4 milliards d’euros pour 2026, l’association exhorte le gouvernement à mettre en œuvre des mesures d’allègement, telles que la limitation des charges salariales non salariales à 40 pour cent et la protection des mini-emplois, afin de stabiliser le secteur.

(at)

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