Les tensions dans la région du Golfe font grimper les prix du gaz naturel en Europe à leur plus haut niveau depuis un mois


Principaux renseignements

  • L’instabilité au Moyen-Orient a propulsé les prix de gros du gaz naturel en Europe à leur plus haut niveau depuis un mois.
  • La menace de l’Iran de fermer le détroit d’Ormuz met en péril 20 pour cent du commerce mondial de GNL.
  • Les faibles niveaux de stockage rendent l’Europe vulnérable à une concurrence coûteuse pour l’approvisionnement au comptant.

Les prix de gros du gaz naturel en Europe ont atteint lundi leur plus haut niveau depuis un mois, sous l’effet de l’instabilité croissante au Moyen-Orient. À 12 h 17, le contrat de référence néerlandais pour le mois à venir a progressé de près de 4 pour cent pour atteindre 50,60 euros par mégawattheure.

Ces flambées de prix font suite à une détérioration soudaine de la sécurité régionale au cours du week-end, effaçant les gains récents enregistrés pendant une brève période d’accalmie diplomatique.

Escalade dans le détroit d’Ormuz

Le principal facteur à l’origine de cette volatilité a été l’annonce de la fermeture du détroit d’Ormuz. À la suite d’une série d’affrontements militaires entre Téhéran et les forces américaines, l’Iran a annoncé que cette voie navigable serait fermée pour une durée indéterminée. Bien que le Commandement central américain ait affirmé que le trafic commercial pouvait toujours passer, la menace d’un blocus a suscité une vive inquiétude.

Cette situation a été exacerbée par le ministère des Transports du Qatar, qui a émis une directive générale ordonnant à tous les navires de cesser leurs opérations. Selon la société de renseignement Windward, il s’agit de la première suspension totale du trafic maritime par un pays du Golfe depuis le début du conflit, ce qui menace directement les exportations de GNL depuis Ras Laffan.

Impact sur le commerce mondial du GNL

Cette perturbation est particulièrement préoccupante pour l’Europe, car le détroit d’Ormuz assure environ 20 pour cent du commerce mondial de GNL, y compris la majeure partie des expéditions du Qatar.

Cette escalade fait suite à une reprise de courte durée des exportations du Moyen-Orient, qui avait débuté après un accord conclu mi-juin entre les États-Unis et l’Iran.

Menaces pour la sécurité énergétique européenne

Le moment où surviennent ces perturbations fait peser un risque sur la sécurité énergétique européenne. Actuellement, les niveaux de stockage de gaz ne sont qu’à 47 pour cent de leur capacité, loin des 56 pour cent enregistrés à la même période l’année dernière.

Alors que l’Europe tente de reconstituer ses réserves en vue de la saison hivernale 2026/2027, toute réduction durable des approvisionnements en provenance du Golfe risque de contraindre les acheteurs européens à une concurrence coûteuse avec les marchés asiatiques pour le GNL au comptant disponible.

(at)

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

Ajoutez fr.businessam.be en tant que source préférée sur Google
Plus