Principaux renseignements
- Grâce à une automatisation de pointe, l’équipage des nouveaux bombardiers B-21 Raider ne compte que deux pilotes.
- Des programmes de formation spécialisés permettent à des officiers de combat expérimentés de se reconvertir en pilotes.
- Des essais en vol accélérés ouvrent la voie à une flotte d’au moins 100 bombardiers furtifs.
L’armée de l’air américaine a décidé que le bombardier stratégique B-21 Raider serait doté d’un équipage de deux pilotes. Grâce à l’intégration d’une automatisation sophistiquée et de systèmes de mission avancés, l’appareil ne nécessitera plus de postes spécialisés autres que ceux de pilote. Cette structure d’équipage rationalisée est similaire à celle du B-2 Spirit, contrastant fortement avec les équipages plus nombreux requis pour le B-52H et le B-1 Lancer.
Formation de pilote
Afin de maintenir un haut niveau d’expertise tactique, l’armée met en œuvre un programme de transition spécialisé. Cette initiative permet aux officiers chargés des systèmes de combat et aux officiers chargés des systèmes d’armement actuels — qui gèrent traditionnellement la guerre électronique et l’armement au sein des flottes plus anciennes — de suivre une formation complète de pilote.
Une fois leur formation terminée, ces opérateurs expérimentés seront directement intégrés au programme B-21, garantissant ainsi que leurs connaissances en matière de combat restent au sein de la communauté des bombardiers.
Automatisation
La réduction de l’effectif d’équipage est rendue possible par le matériel et les logiciels embarqués qui automatisent désormais la fusion des données des capteurs et les mesures défensives. Selon des responsables de l’USAF, cette configuration a été choisie après une analyse approfondie des besoins opérationnels et des capacités de l’appareil.
En tirant parti de cette technologie, l’armée de l’air vise à maximiser l’efficacité du « Raider » dans des environnements à haut risque.
Phase d’essais accélérée
Les progrès sur le B-21 s’accélèrent, comme en témoigne la Force d’essais combinée (Combined Test Force) de la base aérienne d’Edwards. Une série d’essais en vol initialement prévue pour durer 180 jours a été achevée en seulement 73 jours, ce qui suggère un haut niveau de fiabilité mécanique et d’efficacité lors de l’évaluation.
Au moins 100 bombardiers
L’armée de l’air prévoit d’acquérir au moins 100 de ces bombardiers auprès de Northrop Grumman, la production devant atteindre un rythme de sept à neuf appareils par an. Une fois opérationnel dans le courant de cette décennie, le B-21 sera capable de déployer aussi bien des munitions nucléaires que conventionnelles.
Ces nouveaux bombardiers furtifs remplaceront à terme les flottes de B-1 et de B-2, et opéreront en tandem avec des B-52 modernisés pour maintenir la composante aérienne de la triade nucléaire américaine. (fc)
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