Principaux renseignements
- Oman s’oppose à la proposition de l’Iran d’instaurer des péages de transit dans le détroit d’Ormuz.
- Le droit international garantit la liberté de passage pour la navigation mondiale dans ces eaux.
- Des cadres volontaires pourraient améliorer la sécurité maritime et la protection de l’environnement.
Lors d’une récente session de l’Organisation maritime internationale, Oman a exprimé son opposition à la mise en place de péages de transit dans le détroit d’Ormuz. Cette position place le sultanat en contradiction directe avec l’Iran, qui défend le droit de faire payer les navires commerciaux pour l’utilisation de cette voie navigable.
Respect du droit international
Le gouvernement omanais a souligné son attachement aux normes juridiques internationales, affirmant que le droit international garantit le droit de passage en transit dans les détroits utilisés pour le transport maritime mondial. En refusant de soutenir l’imposition de redevances obligatoires, Oman s’aligne sur les positions des gouvernements occidentaux, des exportateurs d’énergie du Moyen-Orient (à l’exception de l’Iran) et du secteur mondial du transport maritime.
Cadres volontaires proposés
Malgré cette position, Oman a suggéré qu’il pourrait être utile d’élaborer des accords volontaires. Ces accords porteraient sur des services d’aide à la navigation destinés à renforcer la protection de l’environnement, la sécurité maritime et la sûreté générale.
Le sultanat a noté que de tels cadres devraient s’inspirer des meilleures pratiques internationales éprouvées utilisées dans d’autres voies maritimes stratégiques.
Tensions géopolitiques
Ces tensions diplomatiques font suite aux efforts déployés par l’Iran depuis février pour exercer un contrôle accru sur le détroit, en tentant de rediriger le trafic plus près de ses propres côtes.
En réponse, les États-Unis ont soutenu un itinéraire alternatif près d’Oman et se sont employés à garantir la sécurité des navires empruntant cette route.
Respect des frontières légales
Alors que Bloomberg avait précédemment rapporté qu’Oman avait laissé entendre à des diplomates européens que la situation d’avant-guerre dans le détroit ne pourrait être rétablie — ce qui pourrait impliquer la nécessité d’une forme de compensation financière —, les responsables omanais affirment qu’ils respecteront strictement le droit maritime. Dans sa dernière communication à l’ONU, Oman a réaffirmé que tout accord futur concernant le détroit d’Ormuz devait s’inscrire dans le cadre juridique international.
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(ns)

