Principaux renseignements
- De nouvelles taxes encouragent le chauffage électrique en transférant les coûts de l’électricité vers les combustibles fossiles.
- Le financement du gouvernement flamand réduit les factures d’électricité tout en augmentant les dépenses liées au gaz et au fioul.
La ministre flamande de l’Énergie, Melissa Depraetere (Vooruit), a finalisé un rééquilibrage fiscal stratégique destiné à encourager l’adoption de systèmes de chauffage électrique. Cette politique vise à corriger un déséquilibre actuel : les taxes élevées sur l’électricité rendent les options durables, telles que les pompes à chaleur, financièrement peu attractives par rapport aux combustibles fossiles.
Impact financier sur les ménages
Dans le cadre de ce nouveau plan, un ménage type verra sa facture d’électricité annuelle diminuer de 80 euros, tandis que sa facture de gaz augmentera d’un montant équivalent, rapporte De Tijd. Pour les utilisateurs de fioul, le coût annuel devrait augmenter de 74,4 euros.
Bien que cette mesure soit censée être sans incidence budgétaire pour les consommateurs moyens vivant dans de petites maisons mitoyennes, l’impact financier variera. Les résidents de maisons mal isolées qui dépendent des combustibles fossiles devront faire face à des coûts plus élevés, tandis que ceux qui consomment beaucoup d’électricité réaliseront des économies plus importantes.
Transfert des coûts de l’électricité vers les combustibles fossiles
À partir de 2028, plusieurs charges financières seront transférées des factures d’électricité vers celles des combustibles fossiles. Plus précisément, les coûts liés aux certificats de cogénération et à certaines obligations de service public seront répercutés sur les factures de gaz et de fioul.
De plus, les contributions des entreprises au Fonds pour l’énergie seront principalement calculées sur la base des raccordements au gaz plutôt que sur celle de l’électricité. Pour financer ces réductions de la facture d’électricité, le gouvernement flamand allouera 174,6 millions d’euros provenant de la taxe européenne sur le CO₂ (ETS2).
Critiques de l’Inspection des finances
Malgré ces mesures, l’Inspection des finances a critiqué ce plan, le qualifiant de simple « étape intermédiaire ». Les experts estiment que, pour que les pompes à chaleur deviennent l’option la plus viable, le rapport de prix entre l’électricité et le gaz doit faire l’objet d’une réduction plus drastique que celle actuellement proposée. L’Inspection plaide en faveur d’une baisse fondamentale des tarifs de réseau plutôt que d’un simple transfert superficiel.
(at)
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