Le président du parti Groen, Aimen Horch, a été interpellé lors d’une manifestation pro-palestinienne à Anvers


Principaux renseignements

  • La police d’Anvers a interpellé le chef du parti Groen, Aimen Horch, lors d’une manifestation pro-palestinienne non autorisée.
  • Au conseil municipal, un vif débat a eu lieu au sujet du déploiement du drapeau israélien sur la mairie.
  • La N-VA a bloqué les motions visant à retirer le drapeau, ce qui a mis en évidence un profond fossé idéologique avec son partenaire de coalition, Vooruit.

Aimen Horch, le président du parti Groen, a été interpellé hier soir lors d’une manifestation pro-palestinienne dans le centre-ville d’Anvers. Le rassemblement avait été organisé pour protester contre la présence du drapeau israélien sur la façade de la mairie, un drapeau qui y flotte depuis le début du mois.

Interpellations

La manifestation avait été programmée pour coïncider avec une réunion du conseil municipal consacrée à ce drapeau controversé. Cependant, les organisateurs n’ayant pas sollicité ni obtenu d’autorisation officielle, les forces de l’ordre sont rapidement intervenues pour disperser la foule près de la Grote Markt.

Au cours de cette opération, que la police a qualifiée d’intervention contrôlée visant à maintenir l’ordre, Aimen Horch et environ deux autres personnes ont été placés en garde à vue. Les autres participants ont été repoussés vers la Groenplaats.

Critique d’Almaci

Cet incident a déclenché un affrontement politique. La députée du Groen, Meyrem Almaci, a critiqué l’administration municipale, affirmant que le droit de manifester pacifiquement était bafoué et que les autorités devraient se concentrer sur le retrait du drapeau plutôt que sur le déploiement des forces de police.

À l’inverse, la maire Els Van Doesburg, membre de la N-VA, a souligné chez GvA que les règlements municipaux s’appliquaient à tous. Elle a exprimé sa frustration face aux tentatives répétées d’intensifier les manifestations et a condamné la manière dont les policiers avaient été traités.

Relâché

Horch a été relâché à 1 heure du matin le lendemain. Alors que la police affirmait qu’il avait entravé ses opérations en résistant à la dispersion, Horch a nié ces allégations lors d’une interview sur Radio 1, qualifiant d’inacceptables les accusations de comportement incivique.

Il a en outre accusé la maire Van Doesburg et la N-VA d’adopter une approche systématique et agressive envers les militants pacifiques et a critiqué les règles restrictives imposées aux manifestants.

Le conseil municipal vote sur le retrait du drapeau

Le clivage politique s’est encore accentué lors de la séance du conseil municipal. Malgré le soutien du PVDA, du cd&v et du parti majoritaire Vooruit, les motions visant à retirer le drapeau — proposées à la fois par Groen et l’opposition dans son ensemble — ont été rejetées. La N-VA et le Vlaams Belang ont voté contre ces mesures, garantissant ainsi le maintien du drapeau.

Ce résultat met en évidence un clivage idéologique important au sein de l’administration locale d’Anvers, où la distinction traditionnelle entre la majorité et l’opposition s’est estompée. La domination de la N-VA est évidente au vu de son poids numérique : elle détient 23 des 55 sièges du conseil, ce qui lui permet de passer outre les opinions de ses partenaires de coalition comme Vooruit, qui ne détient que sept sièges. (fc)

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