L’AESA lance des contrôles d’urgence sur 16 Airbus A380 suite à la découverte de fissures


Principaux renseignements

  • L’AESA impose des inspections d’urgence des ailes de 16 Airbus A380, après la découverte de fissures structurelles.
  • Les défaillances de la chaîne d’approvisionnement et la hausse des coûts freinent les livraisons d’avions sur les sites d’assemblage d’Airbus.
  • Le PDG Guillaume Faury affirme que la bureaucratie européenne rigide entrave la compétitivité mondiale.

L’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) a émis une directive urgente imposant l’inspection de 16 Airbus A380 à la suite de la détection de fractures structurelles au sein de l’aile d’un seul appareil. Cette directive concerne principalement la compagnie aérienne Emirates, basée à Dubaï, qui exploite 15 des appareils en question, tandis qu’un autre appartient à Qantas.

Évaluations d’urgence

Les évaluations d’urgence portent sur le longeron central de l’aile, un composant interne essentiel conçu pour gérer les contraintes induites par le vol. Bien que l’AESA n’ait pas suspendu l’ensemble des opérations des A380 et n’ait pas signalé de danger immédiat pour l’ensemble de la flotte, de telles consignes urgentes sont rares et indiquent généralement une menace potentielle pour la navigabilité si elles sont ignorées.

Malgré l’arrêt de sa production en 2021, l’A380 continue de servir de moyen de transport principal pour les liaisons long-courriers à fort trafic depuis ses débuts en 2007.

Des obstacles opérationnels plus larges

Ce revers technique coïncide avec des défis opérationnels plus larges pour le leader de l’aérospatiale. Airbus est actuellement confronté à une hausse des dépenses et à d’importantes perturbations de la chaîne d’approvisionnement, notamment une pénurie de moteurs fournis par Pratt & Whitney. En conséquence, plusieurs appareils finis sont immobilisés sur les sites d’assemblage de Hambourg et de Toulouse, dans l’attente des équipements nécessaires à leur livraison.

Pressions réglementaires 

De plus, l’entreprise évolue dans un environnement réglementaire de plus en plus strict. L’AESA a récemment renforcé les normes de maintenance pour les A330 et surveille les modifications apportées à la série A320 en raison de préoccupations concernant les systèmes de commande de vol et le rayonnement solaire.

En réponse à ces pressions, le PDG Guillaume Faury a récemment critiqué l’environnement des affaires européen, suggérant que la bureaucratie excessive, le coût élevé de l’énergie et la rigidité des réglementations entravent la compétitivité mondiale de la région.

(at)(fc)

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