La Pologne achète des sous-marins Saab à la Suède afin de renforcer la sécurité de l’OTAN en mer Baltique


Principaux renseignements

  • La Pologne va acquérir trois sous-marins Saab pour un montant de 2,36 milliards d’euros afin de renforcer sa sécurité navale.
  • La Pologne et la Suède disposent ainsi des mêmes navires, ce qui leur confère un avantage pour assurer leur supériorité maritime régionale.
  • Des tensions diplomatiques persistent entre la Pologne et l’Ukraine malgré des objectifs communs en matière d’unité européenne.

Un accord maritime majeur entre la Pologne et la Suède devrait renforcer la position dominante de l’OTAN en mer Baltique. La semaine prochaine, Varsovie prévoit de finaliser un contrat d’une valeur de 2,36 milliards d’euros avec le groupe suédois de défense Saab pour l’acquisition de trois sous-marins, une initiative centrale dans la stratégie de la Pologne en matière de sécurité navale.

Renforcement de la dissuasion régionale

Carl Bildt, ancien Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de Suède, a souligné la nécessité d’une dissuasion solide dans la région. Il a fait remarquer que la mer Baltique était devenue un point névralgique de la guerre hybride et des risques de sabotage à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. C’est ce qu’il a déclaré à TVP World.

Selon Bildt, si les moyens aériens, de surface et de renseignement sont essentiels, l’ajout d’une flotte de sous-marins est crucial. Il a fait valoir que, puisque les deux pays exploiteront des navires identiques, l’interopérabilité s’en trouvera améliorée, garantissant ainsi la supériorité navale de l’OTAN au bénéfice de tous les États de la région.

Tensions diplomatiques et unité européenne

Au-delà de l’accord militaire, M. Bildt a souligné que le maintien de l’indépendance de l’Ukraine constituait une préoccupation majeure pour l’Europe, y compris pour la Pologne et la Suède. Il a toutefois émis des réserves quant à l’absence du président Volodymyr Zelensky lors d’une récente conférence sur la reconstruction organisée en Pologne. Dans un contexte de frictions diplomatiques enracinées dans des griefs historiques, Bildt a laissé entendre que ne pas assister à cet événement n’avait peut-être pas été le choix le plus prudent. Il a fait remarquer que les frontières européennes ont historiquement été définies par des conflits et a souligné que l’objectif de l’unité européenne est de dépasser ces tensions ancestrales. (fc)

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