Principaux renseignements
- L’armée britannique teste actuellement des missiles balistiques « Nightfall » en vue d’un futur déploiement en Ukraine.
- Ces armes, d’une portée de 550 km, pourraient potentiellement frapper des cibles situées aussi loin que Moscou.
- Les détracteurs avertissent que la faible vitesse de ces missiles les expose à une interception et risque d’entraîner des représailles russes.
Dans le cadre de l’initiative baptisée « Project Brakestop », l’armée britannique a mené des essais du Nightfall, un missile balistique sophistiqué à longue portée, dans les Hébrides. Selon des informations du The Telegraph, citant des responsables du ministère de la Défense, ces armes sont destinées à un futur déploiement en Ukraine.
Bien que les systèmes principaux aient fonctionné correctement lors des premières évaluations, les techniciens s’emploient actuellement à corriger des dysfonctionnements mineurs avant le début des essais suivants.
Moscou à portée de main
Ces missiles sont conçus pour avoir un rayon d’action d’environ 500 à 550 kilomètres, ce qui pourrait mettre des cibles telles que Moscou à leur portée. Les spécifications techniques révèlent que chaque unité transporte une charge explosive de 250 kilogrammes et atteint une vitesse de 600 kilomètres à l’heure, pour un coût unitaire estimé à 400 000 livres sterling (460 000 euros).
Ce projet est le fruit d’une collaboration entre le gouvernement et trois sous-traitants : Rotron Aerospace, MGI Engineering et MBDA, la société responsable des missiles Storm Shadow. Le financement de cette initiative a débuté par une enveloppe de 5 millions de livres sterling (5,8 millions d’euros), suivie d’un investissement supplémentaire de 15 millions de livres sterling (17,4 millions d’euros).
Réserves critiques
La première livraison de ces armes à Kiev est prévue pour 2026. Certaines descriptions suggèrent que le Nightfall constitue l’équivalent britannique du système américain ATACMS.
Cependant, l’expert militaire Yuri Knutov fait valoir que la vitesse relativement faible du missile le rend vulnérable aux réseaux de défense aérienne russes. Il affirme que les intercepteurs russes existants sont tout à fait capables de neutraliser de telles menaces.
Représailles potentielles
Knutov a en outre affirmé que cette arme avait été développée pendant plus d’un an spécifiquement pour répondre aux demandes ukrainiennes. Il a averti que la fourniture d’un armement à si longue portée aggraverait les tensions existantes et a laissé entendre que la Russie conservait le droit légal de prendre pour cible les sites de fabrication de ces missiles s’ils étaient utilisés contre des populations civiles ou des infrastructures situées à l’intérieur des frontières russes.
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