Principaux renseignements
- L’Iran a de nouveau bloqué le détroit d’Ormuz à la suite des attaques militaires israéliennes au Liban.
- Téhéran impute l’escalade à l’inaction des États-Unis et au non-respect des accords de paix.
- Des pourparlers diplomatiques en Suisse visent à rétablir cet accord fragile.
En réaction à la poursuite des opérations militaires israéliennes dans le sud du Liban, l’Iran a de nouveau fermé le détroit d’Ormuz. Ce détroit constitue l’une des principales artères mondiales pour le transport du pétrole et du gaz. Selon des informations de l’agence de presse officielle Fars, l’armée iranienne a décidé de bloquer cette voie navigable après une série d’attaques israéliennes samedi matin.
Tensions avec les États-Unis
Selon Téhéran, cette décision fait suite au non-respect par les États-Unis des conditions initiales d’un accord de paix. L’Iran qualifie la passivité américaine de violation de la confiance.
Des responsables gouvernementaux ont en outre déclaré que cette suspension constituait une réaction directe au mépris persistant d’Israël à l’égard du cessez-le-feu dans le sud du Liban. Ils ont également averti que toute nouvelle escalade pourrait entraîner des mesures de rétorsion supplémentaires.
Un accord
La réouverture du détroit constituait un élément fondamental d’un récent protocole d’accord entre Téhéran et Washington visant à mettre fin au conflit. Un représentant du ministère iranien des Affaires étrangères a averti que l’ensemble de l’accord restait menacé à moins que les parties en conflit ne s’acquittent immédiatement de leurs obligations.
Les efforts diplomatiques visant à résoudre la crise se poursuivent. Alors qu’une réunion prévue en Suisse, à laquelle devaient participer des représentants des États-Unis, de l’Iran, du Qatar et du Pakistan, a été reportée, certaines informations indiquent que l’envoyé spécial américain Steve Witkoff est depuis arrivé dans le pays. Les responsables iraniens ont confirmé leur intention d’envoyer une délégation à ces pourparlers afin d’exiger que la partie adverse honore ses engagements.
Escalade dans le sud du Liban
Ces tensions géopolitiques font suite à une recrudescence de la violence samedi, lorsque des frappes aériennes israéliennes ont touché la région de Nabatieh au Liban peu après l’annonce d’un cessez-le-feu avec le Hezbollah. La protection civile libanaise a indiqué que ces frappes avaient fait au moins 16 morts et 12 blessés. À l’inverse, les Forces de défense israéliennes ont affirmé que cette opération était nécessaire après que leurs troupes eurent été prises pour cible par plus de 50 roquettes du Hezbollah, précisant qu’elles avaient neutralisé des centres de commandement, des dépôts d’armes et des sites de lancement. (ev) (at)
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