Le Royaume-Uni annonce de nouvelles sanctions visant la flotte fantôme russe


Principaux renseignements

  • Le Royaume-Uni impose des sanctions à la « flotte fantôme » russe afin de perturber le financement de la guerre.
  • Les dirigeants alliés sollicitent le soutien de Donald Trump pour des négociations de paix immédiates.
  • Vladimir Poutine continue toutefois de s’opposer à un cessez-le-feu.

Afin d’intensifier la pression sur Vladimir Poutine, le gouvernement britannique met en place de nouvelles sanctions contre la Russie tout en renforçant son aide énergétique à l’Ukraine. Le Premier ministre Keir Starmer et d’autres partenaires européens cherchent à inciter le président américain Donald Trump à faciliter de nouvelles discussions de paix pour mettre fin aux hostilités.

Cibler la « flotte fantôme »

Selon un communiqué du 10 Downing Street, les mesures à venir viseront spécifiquement à perturber les systèmes financiers et la « flotte fantôme » utilisés par la Russie pour contourner les restrictions internationales. Cela inclut des sanctions à l’encontre de plusieurs méthaniers, dont les détails complets devraient être publiés mardi matin.

Sur le plan opérationnel, ces sanctions font suite à une récente mission menée par le Royaume-Uni dans la Manche visant à arraisonner un pétrolier sanctionné. À ce jour, la Grande-Bretagne a ciblé près de 600 navires associés à la flotte clandestine russe, estimée à plus de 700 navires transportant la majorité du pétrole russe sanctionné.

Proposition de paix

Ces initiatives stratégiques coïncident avec le sommet du G7 en France, où Starmer a l’intention de se coordonner avec les alliés européens pour obtenir le soutien de Trump. Les dirigeants allemands, français et britanniques estiment que l’Ukraine détient actuellement un avantage tactique, ce qui, selon eux, crée une fenêtre favorable à la diplomatie. Starmer a souligné qu’en restreignant les fonds qui financent l’invasion et en garantissant les besoins énergétiques de l’Ukraine pour les hivers à venir, le Royaume-Uni force Poutine à s’asseoir à la table des négociations.

Les pays de l’E3 — le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne — ont proposé un cessez-le-feu immédiat basé sur les lignes de front existantes comme point de départ des négociations, assorti de solides garanties de sécurité impliquant une présence militaire multinationale. Ces suggestions ont été détaillées dans une déclaration commune avec le président Volodymyr Zelensky à la suite de récentes discussions à Londres.

Cependant, Poutine s’est opposé à un cessez-le-feu, affirmant que cela permettrait simplement à Kiev de renforcer ses capacités militaires. Il s’est également opposé au déploiement de soldats européens sur le sol ukrainien et continue d’exiger la cession de territoires dans la région orientale de Donetsk — une condition que l’Ukraine refuse d’accepter.

Infrastructure nucléaire de l’Ukraine

En ce qui concerne la stabilité énergétique, le Royaume-Uni alloue 210 millions de livres sterling (243 millions d’euros) au financement des exportations afin de garantir que les infrastructures nucléaires ukrainiennes restent opérationnelles pendant les deux prochaines années. Ce financement permettra à la société britannique Urenco de fournir de l’uranium enrichi à Energoatom, l’entité ukrainienne chargée de l’énergie nucléaire. Par ailleurs, Starmer doit s’entretenir séparément mardi avec le Premier ministre indien Narendra Modi et le président Zelensky. (fc)

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

Ajoutez fr.businessam.be en tant que source préférée sur Google
Plus