Principaux renseignements
- Les procureurs généraux des États américains enquêtent sur les mesures de sécurité et le traitement des données d’OpenAI.
- De graves batailles juridiques liées à des décès et à des actes de violence impliquant des utilisateurs menacent la réputation de l’entreprise.
- La surveillance gouvernementale complique la poursuite par OpenAI d’une introduction en bourse potentielle d’un trillion de dollars (environ 860 millions d’euros).
Alors qu’OpenAI se prépare à une introduction en bourse potentielle, l’entreprise est confrontée à un obstacle réglementaire de taille. Un groupe de procureurs généraux des États américains, mené par celui de New York, a émis une assignation à comparaître détaillée exigeant la remise de documents internes concernant les mesures de sécurité mises en place pour les utilisateurs de ChatGPT. Cette action en justice intervient peu après que l’entreprise a déposé des documents confidentiels en vue de son introduction en bourse, ce qui pourrait compliquer une entrée en bourse que certains experts estiment à environ 1 000 milliards de dollars (environ 860 millions d’euros.
Objet de l’enquête gouvernementale
L’enquête gouvernementale se concentre sur plusieurs domaines critiques, notamment les méthodes utilisées par l’entreprise pour fidéliser ses utilisateurs, ses stratégies publicitaires et sa gestion des informations sensibles relatives à la santé et aux consommateurs. En outre, les régulateurs examinent de près les mesures de protection mises en place par OpenAI pour les populations vulnérables, en particulier les utilisateurs âgés et les enfants.
Bien qu’OpenAI n’ait pas révélé quels États spécifiques sont concernés par l’enquête, la société a réaffirmé son engagement en faveur d’un déploiement technologique responsable et a déclaré qu’elle coopérerait avec les autorités judiciaires, soulignant que des fonctionnalités de sécurité sont déjà intégrées à son IA.
Défis juridiques croissants
Cette assignation à comparaître intervient dans un contexte marqué par une vague d’autres défis juridiques. L’entreprise fait actuellement face à un procès intenté par une mère canadienne qui attribue le suicide de sa fille au chatbot.
De plus, le procureur général de Floride a engagé des poursuites contre l’entreprise et son PDG, Sam Altman, à la suite de deux incidents violents au cours desquels les auteurs auraient utilisé l’IA pour planifier leurs actes. En réponse, OpenAI soutient que ses systèmes ont à plusieurs reprises orienté ces individus vers des services de santé mentale et qu’elle a pleinement coopéré avec les forces de l’ordre.
Un renforcement de la surveillance dans l’ensemble du secteur
Les récentes expériences d’OpenAI devant les tribunaux ont été mitigées. En mai, un jury californien a rapidement rejeté une plainte déposée par Elon Musk, qui affirmait que l’entreprise s’était écartée de sa mission initiale à but non lucratif ; cependant, Musk a l’intention de contester cette décision.
Ces pressions ne sont pas propres à OpenAI, car le secteur de l’IA dans son ensemble fait face à une surveillance accrue. Les autorités européennes enquêtent actuellement sur le chatbot Grok pour hébergement de contenus à caractère sexuel et antisémite. De même, Anthropic, qui envisage également une introduction en bourse, a récemment reçu l’ordre de l’administration américaine de limiter la disponibilité internationale de certains modèles pour des raisons de sécurité nationale, ce qui met en évidence l’intersection volatile entre le développement de l’IA et la réglementation gouvernementale.
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !
(ns)(fc)

