Principaux renseignements
- La FIFA respecte la souveraineté nationale en matière d’immigration et de permis d’entrée.
- Selon lui, la forte demande de billets justifie la tarification actuelle, qui vise à lutter contre la revente de billets.
- La structure élargie du tournoi promet une volatilité et une imprévisibilité accrues.
Juste avant le coup d’envoi de la Coupe du monde, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a abordé plusieurs controverses, notamment concernant les autorisations d’entrée et le prix des billets. Tout en reconnaissant les difficultés rencontrées par le responsable somalien Omar Abdulkadir Artan — à qui l’entrée aux États-Unis a été refusée malgré la possession d’un visa en raison de liens présumés avec des groupes terroristes —, Infantino a précisé que la FIFA n’avait pas le pouvoir de passer outre les lois ou les décisions policières des nations souveraines. Il a souligné que l’organisation était une instance sportive, et non un gouvernement mondial, et a fait remarquer que la diplomatie discrète était souvent plus efficace que le tollé général pour résoudre de tels différends.
Défendre le choix du pays hôte
Malgré ces obstacles liés à l’immigration, Infantino a affirmé qu’il ne regrettait pas le choix des États-Unis comme pays hôte. Il a fait valoir que les défis sont inévitables pour une compétition de cette envergure, qu’ils surviennent aux États-Unis, au Canada ou au Mexique.
Pour illustrer la capacité de la FIFA à surmonter les frictions politiques, il a mis en avant la participation de l’Iran au tournoi, affirmant que le football sert de force unificatrice capable de rassembler les gens au milieu de l’instabilité et des conflits internationaux.
Infantino défend le prix des billets
Le président de la FIFA a également répondu aux critiques concernant le prix élevé des billets. Avec l’élargissement du tournoi à 48 équipes, la demande a été dix fois supérieure aux prévisions, ce qui s’est traduit par la vente de plus de six millions de billets. Infantino a défendu le prix de base de 60 dollars, soulignant qu’il est plus abordable que les billets pour les séries éliminatoires d’autres sports majeurs aux États-Unis.
Il a en outre expliqué que le maintien des prix à ce niveau empêche les revendeurs de dominer le marché secondaire et garantit que toutes les recettes sont réinvesties dans le développement du sport.
Un coup d’envoi historique
Le tournoi débute jeudi à l’Estadio Azteca de Mexico, un stade qui entre dans l’histoire en étant le premier à accueillir des matchs lors de trois Coupes du monde masculines différentes. Infantino s’attend à un événement très imprévisible et compétitif, citant l’impact des différents climats, des altitudes élevées et de la nouvelle structure du tournoi comme facteurs clés qui augmenteront l’imprévisibilité.
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