Autorité britannique de protection des consommateurs enquête sur Ryanair au sujet des frais pour les sièges à côté des enfants


Principaux renseignements

  • L’autorité britannique de régulation chargée de la protection des consommateurs enquête sur Ryanair pour avoir facturé aux parents le fait de s’asseoir à côté de leurs enfants.
  • Les autorités de régulation cherchent à déterminer si ces frais enfreignent les lois sur la sécurité et la tarification.
  • Les sanctions potentielles pourraient atteindre 10 pour cent du chiffre d’affaires annuel mondial de la compagnie aérienne.

La Competition and Markets Authority (CMA), l’autorité britannique de régulation chargée de la protection des consommateurs, a ouvert une enquête sur Ryanair concernant les frais qu’elle impose aux parents souhaitant s’asseoir à côté de leurs enfants pendant les vols. L’autorité examine si ces frais, qui s’élèvent en moyenne à 8 livres sterling (9,27 euros) par trajet, enfreignent les lois sur la protection des consommateurs.

Examen des exigences de sécurité

Selon la CMA, les directives de Ryanair stipulent qu’un parent doit accompagner les enfants âgés de deux à onze ans. Cela se fait par le biais d’un système de « sièges familiaux obligatoires », pour lesquels des frais sont facturés. L’autorité de régulation se demande notamment si la compagnie aérienne facture en réalité des frais pour se conformer aux exigences de sécurité et d’accessibilité imposées par la réglementation aérienne.

De plus, la CMA a fait remarquer que Ryanair semble être la seule grande compagnie aérienne basée au Royaume-Uni à facturer ce service, étant donné que la plupart de ses concurrents attribuent gratuitement ces sièges ou automatisent le processus d’attribution des sièges.

Réponse de Ryanair

En réponse, Ryanair a rejeté l’enquête, la qualifiant d’infondée, et a affirmé que ses politiques d’attribution des sièges étaient tout à fait légales. La compagnie aérienne a précisé que si un adulte doit payer pour un siège réservé, jusqu’à quatre enfants accompagnants figurant sur la même réservation peuvent s’asseoir à côté de lui sans frais supplémentaires. De plus, la compagnie a critiqué le gouvernement actuel, suggérant que l’enquête n’est qu’un geste superficiel en faveur des droits des consommateurs alors que la taxe sur les passagers aériens reste en vigueur.

Accent mis sur la transparence des prix

L’enquête se concentrera également sur la « tarification par paliers », en analysant si le coût total du vol est présenté de manière transparente au client dès le début du processus de réservation. Hayley Fletcher, directrice de la protection des consommateurs à la CMA, a souligné que des frais imprévus peuvent considérablement gonfler le coût des vacances à petit budget pour les familles.

Sanctions potentielles

Bien que l’autorité de régulation ait déclaré ne pas avoir encore déterminé si des lois avaient été enfreintes, l’enquête s’inscrit dans le cadre d’un effort plus large visant à atténuer la crise du coût de la vie. Si la CMA constate que les lois sur la protection des consommateurs ont été violées, la compagnie aérienne pourrait se voir infliger des sanctions pouvant atteindre 10 pour cent de son chiffre d’affaires annuel mondial.

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