Principaux renseignements
- Malgré des prix plus élevés, les maisons de repos privées obtiennent de moins bons résultats que les établissements publics.
- Pour de nombreux résidents, la pension ne suffit pas à payer la facture.
- La dotation en personnel reste l’un des principaux points faibles.
Selon une enquête menée par Test-Achats auprès d’environ 700 proches de résidents de maisons de repos belges, le niveau de satisfaction est modéré. Quatre répondants sur dix se disent satisfaits de la maison de repos de leur proche, tandis qu’une proportion similaire donne une évaluation neutre.
Les maisons de repos privées à but lucratif obtiennent les scores les plus bas
L’étude montre que la qualité des services varie en fonction du type de maison de repos. Les établissements publics et les structures à but non lucratif obtiennent en moyenne de meilleurs scores de satisfaction que les maisons de repos privées à but lucratif. Ce dernier groupe applique généralement des tarifs plus élevés.
Selon cette étude, le coût mensuel moyen d’un séjour dans une maison de repos s’élève à 2 136 euros. On observe des différences régionales marquées : en Wallonie, la facture moyenne reste inférieure à 2 000 euros par mois, tandis qu’en Flandre, elle avoisine les 2 200 euros. Avec un coût moyen de près de 2 400 euros, Bruxelles est la région la plus chère. Pour la majorité des résidents, la pension ne suffit pas à couvrir entièrement ces dépenses.
La pension ne suffit pas à couvrir la facture des maisons de repos
Cette pression financière est également confirmée par les chiffres de l’association de seniors Okra. Selon l’organisation, la pension moyenne s’élève à 1 787 euros par mois, alors qu’un séjour dans une maison de repos coûte en moyenne 2 359 euros.
De nombreux résidents se retrouvent dès lors avec un déficit mensuel considérable, qui doit souvent être comblé par leurs économies ou l’aide de leur famille. Okra plaide donc en faveur d’un système dans lequel la contribution des résidents tiendrait davantage compte de leurs revenus et de leur capacité financière.
Les effectifs et les délais d’attente restent un sujet de préoccupation
Les effectifs restent un sujet de préoccupation majeur. La disponibilité du personnel pendant les nuits, les week-ends et les jours fériés est particulièrement critiquée. Le soutien psychologique apporté aux résidents obtient également des notes relativement faibles. La présence d’un personnel suffisant est considérée par les familles comme l’un des facteurs les plus importants pour la qualité des soins.
Bien que les maisons de repos privées obtiennent des scores de satisfaction moins élevés, l’étude montre que les délais d’attente y sont en moyenne nettement plus courts que dans le secteur public. Les personnes qui cherchent rapidement une place pour une personne âgée dépendante peuvent généralement y être accueillies plus rapidement.
Principales conclusions de l’étude
L’étude confirme ainsi certains points problématiques déjà connus, tels que le coût élevé et les inquiétudes concernant les effectifs. Dans le même temps, il apparaît que de nombreuses familles sont satisfaites d’aspects tels que le confort des chambres, les espaces communs et les règles de vie au sein des maisons de repos.
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