Principaux renseignements
- Les Engagés prônent un abandon du néolibéralisme au profit d’un paradigme économique axé sur les objectifs.
- Le « telolibéralisme » redéfinit la liberté comme un outil permettant d’atteindre des objectifs sociétaux significatifs.
- Les Engagés défendent les décisions du gouvernement fédéral actuel, dont ils font partie.
Lors d’un récent rassemblement à Charleroi, le parti au pouvoir au niveau fédéral, Les Engagés, a plaidé en faveur d’un changement fondamental de stratégie économique. Intitulé « Le tournant industriel : comment concilier écologie, économie et autonomie ? », cet événement a été conçu comme un sommet économique phare, à l’image de l’importance des rassemblements traditionnels du 1er mai organisés par d’autres formations politiques. Bien que le parti fasse toujours partie du gouvernement actuel, il a cherché à établir une distinction idéologique claire par rapport à ses partenaires libéraux de la coalition.
Appel à un nouveau paradigme économique
Le chef du parti, Yvan Verougstraete, s’est adressé à l’assemblée en affirmant que l’ère du néolibéralisme et du commerce mondial sans entraves — qui a succédé à l’approche keynésienne et au boom de l’après-guerre — a échoué. Il a affirmé que la société resterait prisonnière d’un cycle de crises sans fin à moins de rompre de manière décisive avec ces systèmes dépassés.
Pour remédier à cela, Verougstraete a appelé à un changement de paradigme qui privilégie l’indépendance budgétaire, la concurrence loyale et la traduction de la croissance technologique en bien-être général de la société.
Télolibéralisme
Au cœur de cette nouvelle vision se trouve le concept de « télolibéralisme », dérivé du mot grec telos, qui signifie « finalité ». Verougstraete a proposé cette approche comme une alternative à la fois au néolibéralisme et au socialisme, suggérant que la liberté devrait être considérée comme un outil permettant d’atteindre un objectif significatif plutôt que comme une fin en soi.
Défense du gouvernement
Les débats ont débuté par un accueil chaleureux réservé à Philippe Lamberts, ancien dirigeant d’Ecolo et actuel conseiller en transition climatique auprès de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Ensuite, Verougstraete a abordé les enjeux urgents auxquels sont confrontés la Wallonie et l’État fédéral. Il a souligné que l’objectif des réformes actuelles est la préservation plutôt que la destruction, visant spécifiquement à protéger l’accès aux soins de santé, une éducation de haute qualité et la stabilité des pensions.
Défendant avec passion les actions du gouvernement, Verougstraete a fait valoir que la simplification et l’optimisation sont essentielles. Il a critiqué les opposants à ces mesures, les qualifiant de négationnistes de la réalité qui prétendent que les fonds peuvent apparaître comme par magie. Selon lui, ces détracteurs agissent comme des agitateurs qui risquent de provoquer un effondrement systémique total en ignorant les nécessités pratiques de la gouvernance.
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