La Hongrie recevra 16,4 milliards d’euros de fonds européens après avoir conclu un accord sur les réformes


Principaux renseignements

  • La Hongrie obtient 16,4 milliards d’euros de fonds européens en s’engageant à mener des réformes démocratiques.
  • L’engagement du Premier ministre Magyar en faveur de la lutte contre la corruption a renforcé la monnaie nationale.
  • Des délais légaux stricts déterminent désormais le déblocage de ces ressources essentielles.

La Hongrie va pouvoir à nouveau bénéficier de 16,4 milliards d’euros de fonds européens qui avaient été suspendus, suite à un nouvel accord conclu avec l’UE. Cette injection financière, subordonnée à la mise en œuvre de réformes spécifiques, arrive comme une bouée de sauvetage cruciale pour un budget national soumis à une forte pression.

Répartition du plan de financement

Selon la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ce plan de financement comprend environ 10 milliards d’euros destinés aux efforts de relance post-pandémie, 4,2 milliards d’euros de subventions de cohésion et 2,2 milliards d’euros consacrés à la restauration des libertés académiques.

Lors d’une apparition conjointe avec le Premier ministre Peter Magyar à Bruxelles, von der Leyen a souligné que la Hongrie avait fait des progrès significatifs et montré sa volonté de s’aligner sur les normes de l’UE.

Une victoire cruciale pour Magyar

Cet accord représente une victoire décisive pour le Premier ministre âgé de 45 ans. Magyar a remporté une victoire écrasante en avril en promettant d’éliminer la corruption systémique qui avait conduit l’UE à geler près de 20 milliards de dollars et en s’engageant à rétablir les relations avec l’Union.

Les marchés ont réagi positivement à cette nouvelle, le forint hongrois atteignant son plus haut niveau par rapport à l’euro depuis quatre ans.

Obstacles économiques et défis hérités du passé

Malgré ces progrès, Magyar est confronté à la tâche colossale de redynamiser une économie qui stagne depuis la crise sanitaire mondiale. Il doit désormais respecter des délais stricts pour prouver que le gouvernement lutte contre la corruption et fait respecter l’État de droit avant que les fonds ne soient débloqués.

Le défi est encore amplifié par l’état « honteux » des finances publiques laissé par Viktor Orbán. Ses dépenses somptuaires passées, destinées à maintenir son emprise autoritaire, n’ont pratiquement laissé aucune ressource au gouvernement actuel pour relancer l’économie. (lv)

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