Principaux renseignements
- La Commission européenne prévoit de lancer les premières négociations d’adhésion avec la Moldavie et l’Ukraine le 16 juin.
- Les 27 États membres doivent approuver à l’unanimité chaque étape du processus d’intégration.
- L’Ukraine accélère l’adoption d’une centaine de textes législatifs afin de satisfaire aux critères d’adhésion à l’UE d’ici 2027.
La Commission européenne s’apprête à proposer le lancement du premier volet des négociations d’adhésion pour la Moldavie et l’Ukraine le 16 juin. Cette proposition devrait être présentée lors d’une réunion du Conseil des affaires générales réunissant les ministres des Affaires européennes à Bruxelles. Selon un article publié le 27 mai par Euractiv, ce calendrier vise à permettre aux chefs d’État de l’UE d’approuver officiellement la transition lors d’un sommet qui se tiendra à Bruxelles deux jours plus tard.
Structuration du processus d’adhésion
Le parcours d’adhésion à l’UE est divisé en six catégories thématiques couvrant différents domaines juridiques. Le premier volet, qui porte sur les fondements institutionnels, économiques et démocratiques de l’UE, est le premier à être lancé et le dernier à être finalisé.
Bien que l’Ukraine ait plaidé en faveur d’un lancement plus global, le plan actuel se concentre uniquement sur ce premier volet, les cinq autres pouvant s’ouvrir en juillet.
Approbation unanime des 27 États membres
L’avancement de ces négociations dépend de l’accord unanime des 27 États membres, ce qui signifie qu’un seul pays peut bloquer le processus s’il perçoit un recul sur des réformes essentielles.
Diverses voies alternatives vers l’intégration ont été débattues, bien qu’elles aient été perçues défavorablement à Kiev. Par exemple, le chancelier allemand Friedrich Merz a proposé un statut de « membre associé » dépourvu de pleins droits de vote, un concept rejeté par les autorités ukrainiennes. De même, le ministre norvégien des Affaires étrangères Espen Bart Eide a remis en question l’opportunité d’entrer dans l’Espace économique européen comme tremplin, qualifiant cet arrangement d’inhabituel et potentiellement problématique.
Évolutions politiques
La dynamique interne de l’UE a évolué, notamment en ce qui concerne la Hongrie. Les efforts d’intégration précédents étaient souvent bloqués par l’ancienne administration hongroise ; cependant, le climat politique à Budapest a évolué à la suite des élections législatives de mars.
Si les dirigeants actuels restent prudents, leur position est plus nuancée. Le Premier ministre Péter Magyar devrait se rendre à Bruxelles cette semaine, et il est probable qu’il lie son approbation des étapes d’adhésion au déblocage des fonds européens qui avaient été gelés en raison de différends sur l’État de droit.
Adopter une centaine d’actes législatifs
Par ailleurs, le vice-Premier ministre ukrainien Taras Kachka a indiqué le 8 avril 2026 que les États membres de l’UE élaboraient un cadre d’adhésion sur mesure pour l’Ukraine. Il a mentionné que des pays tels que les Pays-Bas, la France et l’Allemagne visaient une résolution d’ici 2027. Pour soutenir cet objectif, M. Kachka a déclaré que le Parlement ukrainien accordait la priorité à l’adoption d’une centaine de textes législatifs afin de satisfaire aux critères requis. (fc)
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