Principaux renseignements
- Sam Altman, PDG d’OpenAI, prévoit désormais une réorganisation progressive du secteur plutôt qu’un effondrement total du marché de l’emploi.
- L’IA continue d’éliminer certains postes spécifiques, comme ceux du service client, tout en transformant d’autres.
- Les données économiques corroborent actuellement cette nouvelle perspective en affichant des taux de chômage globaux stables.
Altman a récemment revu sa perspective sur l’avenir de l’emploi, suggérant qu’un effondrement généralisé du marché du travail est improbable. S’il continue de reconnaître que certains postes — notamment dans le service client — seront probablement supprimés, sa vision d’ensemble a évolué. Ce changement de discours marque une rupture avec ses avertissements précédents, dans lesquels il affirmait fréquemment que les compétences professionnelles traditionnelles devenaient rapidement obsolètes et que les postes axés sur les services disparaîtraient complètement.
Un changement de perspective mondiale
Au cours d’une série de visites en Corée du Sud, au Japon et en Inde, Altman a présenté la situation non pas comme une perte totale d’emplois, mais comme une période de réorganisation interne importante au sein de divers secteurs. Cette nouvelle position s’aligne sur les données économiques actuelles.
Des recherches menées par la Brookings Institution et le Yale Budget Lab indiquent qu’en mars 2026, il n’y a pas eu de changement substantiel dans les taux de chômage ou la répartition des emplois pour les travailleurs dans les domaines fortement touchés par l’IA.
Mais des suppressions d’emplois dans le service clientèle
Malgré cette vision macroéconomique plus optimiste, Altman reste clair quant aux risques pesant sur certains secteurs spécifiques. Il a noté lors d’un sommet en Inde que certaines organisations pourraient utiliser l’IA comme excuse commode pour des licenciements déjà prévus.
Il insiste toutefois sur le fait qu’un véritable remplacement est en cours, en particulier dans le service client numérique et téléphonique, que l’IA, selon lui, gérera bientôt plus efficacement. De même, le génie logiciel a déjà évolué ; les développeurs se concentrent désormais davantage sur la conception de systèmes de haut niveau et la vérification des résultats de l’IA plutôt que sur l’écriture manuelle de code.
Concilier politique et réalité
Cette vision modérée du public ne contredit pas entièrement les propositions politiques officielles d’OpenAI. L’entreprise avait précédemment plaidé en faveur d’une semaine de travail de 32 heures, de la création d’un fonds de richesse publique et de la taxation du travail automatisé, autant d’éléments qui suggèrent une anticipation d’une instabilité majeure du marché.
Plutôt que de nier l’existence d’une crise, Altman semble la redéfinir : au lieu d’un effondrement soudain et ponctuel, il envisage une transition progressive où certains rôles disparaissent tandis que d’autres se transforment, laissant les chiffres globaux de l’emploi relativement stables. (fc)
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