Principaux renseignements
- Les perspectives d’accords de paix entre les États-Unis, Israël et l’Iran ont fait chuter les cours du pétrole brut.
- La réouverture du détroit d’Ormuz a déclenché une reprise historique sur les marchés boursiers asiatiques.
- Les réserves mondiales de pétrole devraient rester limitées jusqu’en 2027 malgré les progrès diplomatiques.
Les cours du pétrole brut ont chuté lundi matin, tandis que les marchés boursiers asiatiques ont fortement progressé, portés par l’optimisme suscité par un éventuel accord de paix entre les États-Unis, Israël et l’Iran. Vers 10 h 15, les contrats à terme sur le Brent ont reculé de 4,28 pour cent à 96,03 dollars et ceux sur le WTI américain ont chuté de 4,64 pour cent à 92,13 dollars.
Avancées diplomatiques et conditions nucléaires
Le président Donald Trump a indiqué sur les réseaux sociaux qu’un « protocole d’accord » pour la paix avait été en grande partie conclu à la suite de discussions fructueuses avec les dirigeants du Qatar, des Émirats arabes unis, de l’Arabie saoudite et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Bien que Trump ait déclaré que les derniers détails seraient bientôt révélés, il a par la suite mis en garde son équipe contre toute précipitation, soulignant que l’accord devait être irréprochable. Une condition essentielle de l’accord est d’empêcher à tout prix l’Iran d’acquérir des capacités nucléaires.
La réouverture du détroit d’Ormuz est au cœur des négociations. Ce passage maritime crucial, qui achemine environ 20 pour cent des expéditions mondiales de GNL et de pétrole, est en grande partie fermé depuis le début des hostilités le 28 février. La perspective d’un rétablissement des voies maritimes a entraîné une hausse de 3 pour cent de l’indice Nikkei 225 au Japon, le propulsant pour la première fois au-dessus des 65 000 points. Cette remontée reflète l’urgence pour les pays dépendants de l’énergie, comme la Corée du Sud et le Japon, de rétablir un approvisionnement énergétique stable en provenance du Golfe.
Volatilité des marchés et prix historiques
Malgré la baisse actuelle des prix, le pétrole reste bien plus cher que le prix du Brent à 70 dollars le baril observé avant le conflit. Les marchés sont volatils depuis mars, lorsque l’Iran a menacé le transport maritime en réponse aux actions militaires américaines et israéliennes. Bien qu’un cessez-le-feu ait pris effet en avril, les tensions sont restées vives, Téhéran ayant attaqué des alliés des États-Unis et Israël.
Le responsable iranien Esmaeil Baqaei a fait remarquer que, bien que les positions se soient récemment rapprochées, des différends majeurs subsistent, et il a critiqué le manque de cohérence des messages émanant de Washington.
Perspectives économiques à long terme
Même si les progrès diplomatiques actuels apportent un soulagement immédiat aux prix du pétrole, le marché devrait rester sous pression jusqu’en 2027. La reconstitution des réserves mondiales de pétrole, la remise en état des infrastructures endommagées et la stabilisation des flux dans le détroit d’Ormuz prendront beaucoup de temps.
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