Principaux renseignements
- Le chancelier allemand Friedrich Merz propose un statut de membre associé afin d’accélérer l’intégration de l’Ukraine dans l’UE.
- Ce cadre accorde une participation et une représentation sans droit de vote immédiat.
- L’accès progressif au budget atténue les tensions financières et les inquiétudes des pays des Balkans occidentaux.
Dans le but de redynamiser la stratégie d’élargissement de l’Union européenne, le chancelier allemand Friedrich Merz plaide en faveur de l’octroi d’un statut de membre associé à l’Ukraine. Dans une correspondance adressée aux dirigeants des principales institutions de l’UE, Merz a suggéré que cet arrangement faciliterait l’intégration de l’Ukraine dans l’Union sans lui accorder immédiatement le statut de membre à part entière.
Participer aux réunions de l’UE
Le cadre proposé permettrait à l’Ukraine de participer aux réunions de l’UE et de nommer des représentants au Parlement européen ainsi qu’un juge à la Cour de justice européenne, sans toutefois disposer du droit de vote.
Bien que l’Ukraine ait précédemment exprimé des inquiétudes concernant une structure d’adhésion à plusieurs niveaux, Merz a souligné qu’il ne s’agissait pas d’une version « allégée » de l’adhésion. Il soutient que le processus officiel d’intégration à part entière resterait en vigueur, un point qu’il a précédemment abordé lors de conversations avec le président Volodymyr Zelensky lors d’un récent sommet européen.
Les pays des Balkans occidentaux souhaitent également adhérer à l’UE
Alors que l’UE a officiellement entamé des négociations d’adhésion avec la Moldavie et l’Ukraine en juin 2024, cette initiative a provoqué des tensions avec les pays des Balkans occidentaux qui attendent depuis longtemps d’adhérer. Ces pays craignent que l’Ukraine et la Moldavie ne contournent la file d’attente traditionnelle. Pour atténuer les préoccupations financières, le plan de Merz propose une approche progressive et par étapes pour l’accès au budget de l’UE.
Cela concerne plus particulièrement les subventions de la Politique agricole commune (PAC), qui restent un point de discorde. À cet égard, le vice-Premier ministre Taras Kachka a récemment indiqué à Bloomberg que l’Ukraine pourrait être disposée à reporter ces paiements spécifiques de quelques années.
L’Union européenne n’a pas connu d’expansion majeure depuis 2004, année où dix nouveaux pays ont été admis, suivis par l’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie en 2007. (fc)
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